Tomodensitométrie
Technique médicale
Déroulement de la séance
Après avoir injecté au patient un produit de contraste contenant de l'iode dans une veine au pli du coude, grâce à l'utilisation d'un fin cathéter, afin d'obtenir une meilleure visualisation des organes, ou encore après avoir demandé au patient d'avaler un produit de contraste, on place le patient (qui est à jeun) et qui n'a pas bu ni fumer depuis au moins six heures, dans l'ouverture circulaire du scanner.
Le patient est installé sur un lit, sorte de chariot sur lequel il est disposé et qui va se déplacer dans l'axe de l'appareil.
Le scanner émet alors un faisceau de rayons X qui tourne autour de la région que l'on désire examiner et l'on obtient ainsi chaque coupe séparément en quelques secondes.
Il est nécessaire que le patient soit complètement immobile avec obligation au besoin d'arrêter sa respiration. Des techniques plus modernes alliant la puissance des ordinateurs, permet maintenant aux patients de respirer normalement.
Entre deux coupes qui se suivent le chariot se déplace de 1 à quelques millimètres selon l'organe que l'on désire explorer.
L'examen dure environ entre un quart d'heure et un peu moins d'une heure.
Les résultats sont immédiatement connus et quelquefois même transmis au patient. Le radiologue qui a effectué l'interprétation des résultats effectue un compte-rendu qui sera envoyé au médecin traitant.
L'avantage de cette technique par rapport à la radiographie classique est l'obtention grâce à sa sensibilité, de résultats, coupe par coupe, des éléments jusqu'alors confondus sur les clichés radiographiques standards.
L'appareil envoie un faisceau très fin de rayons X qui permet l'exploration des différentes parties de l'organisme que l'on désire étudier et ceci sous forme de tranches minces. Il utilise l'absorption des rayons X en relation directe avec la densité des tissus que les rayons ont rencontré.
La quantité de rayons X délivrés étant connue, il est ainsi possible de calculer à partir des détecteurs sensibles qui sont placés en couronne dans l'appareil, diamètre par diamètre de rotation, la quantité de rayons X absorbés par les différents tissus recevant ces rayons.
Grâce à l'obtention d'un coefficient d'absorption qui est calculé par un ordinateur et à la transformation en fonction des différence de densité selon le tissu rencontré par les rayons X, on obtient sur un écran de télévision (écran cathodique, moniteur) une luminosité (brillance) d'un spot (point). Autrement dit l'ordinateur effectue des analyses de densité radiologique point par point (voxel). Les coupes ainsi obtenues sont perpendiculaires au grand axe du corps. Grâce à l'utilisation de certains logiciels informatiques il est possible maintenant d'obtenir des images en trois dimensions par reconstruction des coupes obtenues entre elles.
Le mot voxel est anglais et caractérise le volume d'une image qui est numérisée et qui représente un corps en trois dimensions.