Tomodensitométrie
Classification
Il existe plusieurs variétés de scanner (liste non exhaustive) :
Le scanner hélicoïdal ou spiralé appelé en anglais spiral computorized tomography dont le principe associe une rotation en continu du tube qui émet des rayons X et un déplacement également continu et linéaire de la table où le patient est allongé. Grâce à cet appareil il est possible d'obtenir des images en trois dimensions.
La tomographie d'émission à positrons ou positons. Grâce à cet examen il est non seulement possible de voir sur un ordinateur un cerveau ou un autre organe en trois dimensions et sous différents angles, mais aussi d'étudier son métabolisme (fonctionnement) intime (consommation d'oxygène, de sucre etc.). Cette technique consiste à associer une tomographie et une détection de positrons (électrons chargés positivement). La tomographie est un procédé radiologique qui permet de prendre des clichés d'un organe par plans. La TEP nécessite l'injection de quantités infimes de molécules radioactives. Ces molécules s'accumulent dans certaines zones préférentielles du cerveau ou d'un autre organe et se fixent spécifiquement puis émettent des positons. Il s'agit de particules élémentaires de la même masse que l'électron et de charge opposée. Le positon peut-être comme l'électron issu de la dégradation d'un nombre élevé d'isotopes radioactifs. Certains de ces isotopes sont utilisés en médecine nucléaire. Un isotope est un produit constitué d'atomes ayant le même nombre d'électrons et de protons mais pas de neutrons. Ils ont la propriété d'émettre des rayonnements utilisés en thérapeutique (télécobalthérapie), ou pour faire un diagnostic (iode, phosphore radioactif). Les molécules utilisées sont marquées par un isotope de base constitutive de la matière vivante (carbone 11, O 15, N 13). Par l'intermédiaire de ces isotopes, il est possible de « marquer » c'est-à-dire de laisser une trace sur certaines molécules biologiques (appartenant à l'organisme) simples comme l'eau. Ces traceurs permettent ensuite de mesurer le débit sanguin et celui du glucose (sucre) radioactif. On obtient de cette manière une image de l'activité et du fonctionnement du cerveau. Autrement dit, cet appareil renseigne sur la biochimie des organes mais nécessite l'utilisation d'un marqueur radioactif qui émet des photons (gain de lumière) de très courte durée de vie d'où la présence nécessaire d'un accélérateur de particules à proximité immédiate des appareils. Cela constitue un des inconvénients de la tomographie par émission de positons, avec son coût. En effet cet appareil ne peut fonctionner que s'il possède à proximité de lui un cyclotron médical qui va fabriquer au fur et à mesure des radio-isotopes qui ont une courte durée de vie.