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Reye (syndrome de)

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Définition

Le syndrome de Reye se caractérise par une atteinte du foie et des reins chez l’enfant de moins de 7 ans dans 85 % des cas, s’associant à une encéphalopathie (atteinte du cerveau) dont l’origine qui est peut-être due à la prise d’aspirine, ou à une infection par un virus, n’est pas connue avec certitude (voir les complications liées à la prise d'aspirine chez l'enfant).

Un grand nombre de cas a été observé entre l'année 1973 et l'année 1984 chez les enfants âgés de 2 à 16 ans et ayant absorbé de l'aspirine à la suite d'une infection par le virus concernant les voies aériennes supérieures. Dans la majorité des cas c'est-à-dire environ 90 %, il s'agissait de virus aboutissant à une rhinopharyngite (Influenza de type B), et dans 9 % environ à la varicelle. D'autres affections par un virusétaient également en cause. Assez étrangement ce syndrome est devenu moins fréquent depuis quelques années peut-être en raison du fait que les médecins ordonnent moins souvent de l'aspirine chez l'enfant. Dans d'autres pays que la France c'est-à-dire en Thaïlande et aux Caraïbes il a été décrit un syndrome proche du syndrome de Reye survenant après absorption d'aflatoxine.

Les symptômes durent entre 5 et 20 jours se sont :
  • Des symptômes gastro-intestinaux (comme une gastro-entérite).
  • Une fièvre d’allure banale.
  • Des affections des voies respiratoires hautes.
Puis survient une deuxième phase comprenant :
  • Des vomissements incoercibles (très difficile à contenir)
  • Un abattement.
  • Une apathie (désintérêt).
  • Une irritabilité.
  • Une encéphalopathie (atteinte neurologique avec troubles de la conscience, coma ± rapide associant des convulsions traduisant la constitution de l’œdème dans le cerveau)
L'examen du patient montre :
  • Une augmentation de volume du foie sans jaunisse.
  • Une atteinte des autres membres de la famille (inconstante).
Les examens biologiques décèlent :
  • Une augmentation du taux d’ammoniac dans le sang.
  • Une hypoglycémie (chute du taux de sucre dans le sang).
  • Des perturbations de la coagulation sanguine.
  • Des troubles du pH sanguin (alcalose : baisse de l’acidité suivie d’une acidose : augmentation de l’acidité).
  • Une élévation des transaminases (enzymes libérés par le foie malade).
La biopsie du foie montre une stéatose (présence de graisse) qui confirme le diagnostic

L’évolution de cette maladie se fait très rapidement en quatre à cinq jours après l’encéphalopathie, vers la mort (surtout en cas d’encéphalopathie importante) pour un nombre d’enfants allant de 15 à 20 %, et vers la guérison avec des séquelles, si le traitement intensif a été mis en place rapidement. La mortalité globale est inférieure à 20 %.

Les séquelles sont de type neurologiques, elles sont observées chez 10 à 30 % des survivants et surtout chez les nourrissons.

Le traitement nécessite une hospitalisation en service de réanimation.

La prévention s’appuie sur la mise en garde relative à la prescription d’aspirine chez l’enfant présentant de la température (hyperthermie). Le paracétamol lui est préféré.



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