Le
raptus, en psychologie, en psychiatrie, se définit comme une
impulsion (désir soudain et impérieux d'accomplir un acte)
violente et soudaine susceptible de pousser un malade à un acte violent.
Plus précisément il s'agit d'une violente crise psychologique appartenant à ce que l'on appelle un
automatisme et plus précisément un
automatisme d'acte. Les autres automatismes d'actes sont les fugues, les gesticulations, le somnambulisme etc. Les automatismes d'actes s'observent essentiellement dans les
confusions mentales et des troubles psychologiques à leur phase aiguë comme cela peut survenir au cours de la
schizophrénie essentiellement.
Le raptus s'accompagne d'une perte de contrôle de soi.
Le raptus survient plus fréquemment chez l'adulte que chez l'enfant et revêt différentes formes. Il peut s'agir :
- D'un raptus anxieux.
- D'une attaque de panique pouvant cacher une dépression.
- D'un factus épileptique s'accompagnant alors d'agitation, de fugue et de colère entre autres.
Quand le raptus survient au cours d'une psychose comme c'est le cas dans la mélancolie avant tout, il pousse parfois le patient au suicide ou à l'
automutilation. L'automutilation étant un comportement au cours duquel un individu s'inflige des blessures ou des lésions.
Le raptus peut survenir également chez le psychopathe il s'agit alors d'un raptus coléreux. Ce type de manifestation psychologique ou psychiatrique peut également survenir en chez l'individu souffrant d'
intoxication alcoolique. Dans ce cas la traduction du raptus se fait par une
agitation furieuse et des crises psychomotrices pouvant aboutir à l'apparition d'acte antisocial, essentiellement de violence.
Le raptus est une urgence qu'il faut traiter avec sang-froid. Avant l'arrivée des secours médicaux l'entourage doit faire preuve de maîtrise de soi, de calme, de présence d’esprit dans ces moments critiques.
À l'arrivée du personnel de santé qualifié, une injection de
sédatif calme la crise.
Le
traitement, sur le plus long terme, consiste à procéder à une
psychothérapie comprenant essentiellement des séances de relaxation. L'évolution est généralement bonne.
Néanmoins, chez certains patients, il est nécessaire d'envisager une hospitalisation afin de protéger le patient lui-même du danger qu'il représente pour lui-même mais aussi pour son entourage.