SoinsLa prise en charge des complications susceptibles de survenir à la naissance commence par une surveillance obstétricale adaptée et, au besoin, un traitement.
Si l'on suspecte un accouchement très prématuré, il est nécessaire de transférer la maman avant l'accouchement (transfert in utero) vers un centre de type 3 possédant de structure de soins néonatals intensifs associée à une structure obstétricale.
L'administration de corticoïdes permet une accélération de la maturation des poumons du fœtus et permet ainsi aux systèmes cardiaque et pulmonaire de s'adapter à la naissance.
En cas de doute sur une éventuelle suspicion infectieuse de la mère, il est envisagé de la mettre sous antibiotiques.
Préparation de la salle où l'accouchement à l'aide de matériel de réanimation respiratoire avec possibilité d'aspirations pour désobstruer les voies aériennes, utilisation d'oxygène par le biais d'un masque adapté à l'enfant (masque néonatal), matériel pour intuber.
L'incubateur doit être prêt : il permettra un réchauffement de l'enfant immédiatement.
La présence d'un pédiatre est exigée, il pourra effectuer les gestes utiles (réanimation et mise sous antibiotiques).
La prise en charge du prématuré doit se faire selon "le degré de prématurité".
1) Les soins au prématuré moyen, qui n'est pas en danger, seront faits dans un service de pédiatrie néonatale après la 34e ou 35e semaine aménorrhée. Dans ce cas, le bébé est maintenu en incubateur, dans une asepsie (absence de microbes) totale. Une alimentation est rapidement commencée : elle se fera par gavage de l'estomac soit de façon discontinue toutes les trois heures, soit de façon continue si l'enfant présente un très petit poids ou s'il est hypoglycémique (son taux de sucre dans le sang est bas). Il est mis en place une supplémentation vitaminique en acide folique. La contre-indication à l'alimentation est un très petit poids ou un âge inférieur à 33 semaines d'aménorrhée ou si le bébé a été réanimé à la naissance, ou s'il présente des anomalies pulmonaires. En cas de suspicion d'infection, on lui donnera des antibiotiques. En présence d'apnée, on administre du citrate de caféine. En dehors de ce qui précède, l'enfant est mis sous surveillance, plus particulièrement les paramètres suivants :
- respiration
- tension artérielle
- température
- transit digestif (par surveillance des selles entre autres)
- glycémie (taux de sucre dans le sang)
- calcémie (taux de calcium dans le sang)
- quantité de globules rouges et de globules blancs (les anémies étant fréquentes)
- dosage de la bilirubine (pigment contenu dans la bile, susceptible de se déposer dans les tissus pour donner une jaunisse) nécessitant parfois la mise sous photothérapie (utilisation de lumière).
Psychologiquement, les parents ont l'impression de ne pas participer aux soins donnés par l'équipe thérapeutique, et se sentent en quelque sorte spoliés. Il est donc indispensable de préserver les relations parents-enfant.
2) Les grands prématurés sont adressées en unité de soins intensifs spécialisés, car la réanimation est particulièrement lourde et s'accompagne parfois de complications. Dans ces services spécialisés, la surveillance se fait par l'intermédiaire d'examens paracliniques comportant un électroencéphalogramme et une échographie du crâne, centrée sur les fontanelles (transfontanellaire).