Risques inhérents à la prématuritéCertains risques et certaines pathologies sont plus importants que pour un bébé né à terme :
- Les infections au niveau des poumons, des méninges, des articulations
- Les risques de fausse route alimentaire
- Les risques de reflux gastro-oesophagien (retour des aliments contenus dans l'estomac vers l'œsophage et la bouche)
- Il existe un risque de déshydratation (perte de liquide)
- En ce qui concerne le cœur, la persistance du canal artériel (faisant communiquer l'artère pulmonaire et l'aorte, comme avant la naissance), peut entraîner un risque de mauvais fonctionnement cardiaque à type de décompensation.
- Il existe un risque d'hémorragie se situant à l'intérieur des ventricules cérébraux (cavités situées dans le cerveau et contenant le liquide céphalorachidien) pouvant s'accompagner d'une hydrocéphalie (augmentation du volume de liquide céphalorachidien).
- Le risque d'apnée (arrêt de la respiration) est aggravé par le stress mais également par la baisse de la température, par le risque d'infection et par la baisse de la quantité d'oxygène absorbée par le bébé.
Les complications les plus fréquentes et les plus redoutées touchent essentiellement l'appareil neurologique, il s'agit de :
- 5 à 10 % de risque de survenue de leucomalacie périventriculaire se caractérisant par des destructions de la substance blanche située autour des ventricules cérébraux (cavités contenant le liquide céphalorachidien à l'intérieur du cerveau). Il y a, dans ce cas, des séquelles neurologiques.
- Hémorragies intraventriculaires (10 à 20 %). Dans ce cas, le pronostic varie en fonction de l'hémorragie, si elle est accompagnée ou pas d'une hydrocéphalie (augmentation de volume du crâne due à une quantité anormale de liquide céphalorachidien). Quand l'hémorragie intraventriculaire est isolée et qu'il n'existe pas d'autres lésions, le pronostic est bon.