Prééclampsie et éclampsie
Traitement
Au cours de la pré-éclampsie
La patiente doit être mise au repos absolu sous antihypertenseurs (pour lutter contre l'élévation de la tension artérielle) mais sans diurétique (médicament accélérant la diurèse, élimination des urines).
Une femme enceinte présentant une hypertension artérielle dont la maxima est supérieure à 100 - 110 mm Hg et la minima 110 mm Hg nécessite une hospitalisation et une surveillance maternelle de façon à prévoir une éventuelle césarienne ou un accouchement.
Au cours de la crise d'éclampsie
Certains médicaments (diazoxide, nitroprussiate de potassium, ou encore le labétolol par voie intraveineuse), des molécules à action rapide, sont ordonnés.
Certaines équipes médicales préfèrent utiliser des perfusions intraveineuses de 2 à 6 g de sulfate de magnésium pendant 20 minutes selon l'évolution de la patiente, surtout quand il existe une résistance.
Une anesthésie péridurale est discutée pour permettre un meilleur confort, à condition qu'il n'existe pas de trouble de l'hémostase (coagulation sanguine).
Une césarienne est quelquefois nécessaire.
L'anesthésie générale est quelquefois indiquée quand il existe un mal compulsif, c'est-à-dire des crises subintrantes (accès d'un mal périodique qui survient avant que le précédent soit terminé).