Poumons de fermier
Symptômes
Les symptômes survenant au cours du poumon du fermier sont ceux des alvéolites allergiques en général. Ils varient d'un patient à l'autre et sont liés à la fréquence et à l'intensité de l'exposition à l'antigène en cause. On distingue les formes aiguë, subaiguë ou chronique.
1) La forme aiguë débute quelques heures après l'exposition à l'antigène. Elle s'accompagne de :
Dyspnée (difficulté à respirer)
Toux sèche (ne ramenant pas de glaires)
Hyperthermie (élévation de la température, fièvre)
Dans les formes aiguës du poumon allergique aux oiseaux et de la maladie des éleveurs d'oiseaux, la fièvre, la toux et la dyspnée apparaissent 4 à 8 heures après le contact avec l'antigène (déjections, plumes d'oiseaux).
2) La forme subaiguë apparaît souvent de manière insidieuse, après plusieurs semaines pendant lesquelles il y a eu une toux et une dyspnée. Cette forme peut évoluer vers une cyanose (coloration des tissus en gris-bleu indiquant la diminution de l'oxygénation de ces tissus) associée à une dyspnée plus sévère qu'au début et qui nécessite quelquefois une hospitalisation en service de réanimation. Chez certains patients, la forme subaiguë s'installe au décours de la forme aiguë de la maladie, surtout quand l'exposition à l'antigène continue. L'évolution de la forme aiguë et de la forme subaiguë est bonne, c'est-à-dire que les signes disparaissent au bout de quelques jours à condition que l'agent en cause ne soit pas à nouveau inhalé (respiré).
3) La forme chronique survient chez des patients dont l'exposition à l'antigène est continue. Il n'existe de pas d'enquête permettant de déterminer avec précision la fréquence de ces formes chroniques.
L'auscultation par le médecin permet d'entendre des râles humides. Les signes ressemblant à ceux de l'asthme ne sont pas toujours audibles.