Ce type de poussière est susceptible d’entraîner une allergie elle-même à l’origine d’une inflammation des muqueuses nasales appelée également rhume des foins ou pollinose, correspond à une forme saisonnière de rhinite causées par les allergènes suivant :
- Les pollens transportés par le vent
- Les acariens
- Les poils et des squames d’animaux
- Les spores de champignons
- Etc.
En présence d'un allergène (substance étrangère entraînant une réaction de type immunitaire-antigène : fabrication d’anticorps), le système immunitaire réagit de façon pathologique à l'agent agresseur et libère de l'histamine qui induit l'inflammation de la muqueuse nasale.
La compréhension du fonctionnement " de l’histamine " qui est une variété d’hormone libérée par un type particulier de globules blancs les mastocytes (entre autres), permet de mieux appréhender les symptômes survenant lors de la rhinite allergique.
Cette substance extrêmement toxique est susceptible sous l’influence d’une agression (exemple de l’allergie) d’être libérée et de diffuser sous une forme active dans le sang, puis de déclencher une vasodilatation des capillaires (ouverture des tous petits vaisseaux). La libération d’histamine quand elle est très importante, ce qui n’est généralement pas le cas de ce type de pathologie, conduit à l’état de choc anaphylactique qui se traduit essentiellement par :
- Une insuffisance circulatoire aiguë pouvant être de mauvais pronostic
- Des troubles respiratoires et cutanés (plus tardivement ) si l’individu est encore en vie
Suivant l’époque de l’année, on distingue deux formes différentes de rhinite allergique, le rhume des foins ou rhinite allergique saisonnière correspondant à :
- La période du mois de mars et du mois d’avril, avec la présence de pollen d’arbres :
- Boulot
- Platanes
- Peuplier
- Mois et qui est
- saule
- La période allant du mois de mai au mois de juillet, avec la présence de pollen de graminées :
- Dactyle
- Ivraie
- Fétuque
- Céréales
Pour plus de précision il est nécessaire de se référer au bulletin météorologique, qui, dans certains pays fournit la liste et une carte pollinique susceptible d’aider le malade et le médecin à découvrir le pollen responsable de l’allergie.
Symptômes
Prurit nasal (démangeaisons dans le nez)
Eternuements
Obstruction nasale (nez bouchées)
Inflammation la muqueuse nasale
Diminution de l’acuité auditive (baisse de perception des sons) essentiellement chez l’enfant
Conjonctivite
Maux de têtes
Pharyngite
Complications
Asthme
Pharyngite
Polypose nasale (présence de polypes)
Sinusite
Choc anaphylactique
Labo
Un test cutané est proposé aux patients pour déterminer l’allergène en cause
Test RAST qui permettent de déterminer les anticorps immunoglobulines E (variété d’anticorps présents dans les rhinites allergiques) spécifiques présents dans le sang
Traitement
- Les vitamines A (à éviter pendant la grossesse) et E et C avant le début de la saison des allergènes ont été proposé
- Les décongestionnants. Un effort relativement violent entraîne la libération de catécholamines (hormones circulant dans le sang à l’état naturel) susceptible de décongestionner naturellement les muqueuses nasales
- Elimination des allergènes :
- Climatiseur avec filtres adaptés pendant la période de pollinisation
- Elimination des tapis et moquettes
- Eloignement des animaux de compagnie
- Literie adaptée constituée de matières synthétiques non allergéniques
- Les antihistaminiques agissent contre l'histamine provoquant les symptômes de l'allergie (écoulement nasal, éternuement, picotement des yeux et de la gorge)
- Les corticostéroïdes (médicaments anti-inflammatoires de nature hormonale bloquant la réaction allergique)
- Le cromoglycate disodique (s’administre en nébulisation) agit en empêchant la production d'histamine et d'autres médiateurs.
- Désensibilisation qui consiste à injecter sur une longue période de petites doses progressivement croissantes de la substance allergène, cette technique ne donne pas toujours de bons résultats, et parfois s’avère complètement inefficace. Elle comporte néanmoins des inconvénients :
- Choc anaphylactique (voir plus haut) parfois grave, nécessitant de la part du médecin la possession de matériel de réanimation adéquate à proximité (adrénaline, oxygène, cortisone etc.). Pour toutes ces raisons, il est préférable de demander aux médecins avant de commencer une cure de désensibilisation, s’il a à sa disposition le matériel adapté à ce type de technique.
- Utilisation de corticoïdes (cortisone) par voie orale (sous forme de comprimés) ne doit être réservée qu’aux rhumes des foins gravissimes, et ne pas dépasser 2 semaines
- Des traitements " naturels " ont été proposé :
- Plantain (Plantago major et Plantago lanceolata)
- L'apigénine (flavonoïde) elle posséderait un effet anti-inflammatoire
- Oeufs de caille