Pneumothorax (traitement)
- Anglais : pneumothorax
- Terme issu du : grec pneuma : air, et thôrax : poitrine
Définition
Terme issu du grec pneuma : air, et thôrax : poitrine.
Présence d'air ou de gaz dans la cavité constituée par les deux plèvres pulmonaires (membranes de recouvrement et de protection des poumons).
Anatomie des plèvres pulmonaires
Les plèvres pulmonaires sont de fines membranes, appelées séreuses, qui tapissent la cavité thoracique et l'extérieur des poumons. Elles sont constituées de deux feuillets : le feuillet viscéral (qui adhère aux poumons) et le feuillet pariétal (qui est contre la paroi de la cavité thoracique). Entre ces deux feuillets, il existe un espace qualifié de virtuel empli d'une pellicule de liquide (le liquide pleural), permettant la mobilité de l'un sur l'autre et donc facilitant les mouvements respiratoires.
On distingue différentes variétés de pneumothorax :
Le pneumothorax spontané survient en l'absence de traumatisme du thorax.
Il comprend :
- Le pneumothorax spontané simple survient quand il n'existe pas de maladie pulmonaire (pneumopathie) sous-jacente. - Le pneumothorax spontané compliqué survient chez un malade qui présente déjà une pathologie pulmonaire. Le pneumothorax traumatique est le résultat d'une plaie pénétrant ou pas le thorax. Le pneumothorax est considéré comme suffoquant quand la pression qui s'exerce entre les deux plèvres est positive.
Traitement
En présence d'un pneumothorax idiopathique (existant par lui-même, indépendamment de tout autre état pathologique, et dont la cause est inconnue) et quand il existe qu'une gêne respiratoire modérée, le repos au lit doit normalement suffire. Dans ce cas, l'air emprisonné entre les deux plèvres se résorbe habituellement de lui-même, et progressivement le poumon reprend sa place en environ 10 à 15 jours.
Dans les autres cas, il est nécessaire d'aspirer l'air de la cavité pleurale à l'aide d'une aiguille introduite entre deux côtes, celle-ci étant reliée à un appareil aspirateur.
Quand il existe une récidive de pneumothorax (30 % pour les pneumothorax idiopathiques au bout de quelques mois ou de quelques années), il est parfois utile d'effectuer un drainage thoracique (à l'aide d'un drain de Moonaldi) associé à l'instillation (injection) d'un agent sclérosant (substance destinée à accoler les deux plèvres) comme la minocycline. L'accolement des plèvres pulmonaires est appelé symphyse pleurale.
Une autre technique consiste à effectuer une abrasion pleurale au cours d'une thoracotomie (on ouvre le thorax) ou une thoracoscopie (visualisation directe de l'intérieur du thorax par un appareil muni de fibres optiques). Le pourcentage de résultats est proche de 100 % en ce qui concerne la prévention des récidives.
Les autres variétés de pneumothorax ne récidivent habituellement pas en dehors de ceux qui sont dus à une pathologie secondaire.