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Pancoast Tobias (syndrome de)

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Traitement

Il dépend du type de la tumeur cancéreuse du poumon en cause.

Les analgésiques (substances pour lutter contre la douleur) du type opioïde (morphine) ont un effet peu intense sur les douleurs de type neuropathique (due à une lésion directe des nerfs). C'est la raison pour laquelle on utilise plutôt les anticonvulsivants tels que la gabapentine (Neurontin), le clonazépam (Rivotril), la prégabaline (Lyrica) plus efficace dans les douleurs de désafférentation. Des doses importantes allant jusqu'à 300 mg de gabapentine sont quelquefois utilisées mais il existe des effets secondaires potentiels tels que des vertiges, des contusions, des sédations, des éruptions etc. Des doses plus importantes sont ensuite conseillées aux patients. La carbamazépine (Tégrétol) est susceptible, comme la gabapentine d'être suffisamment efficace et d'apporter un soulagement au patient. Les analyses de sang et d'urine permettent de savoir si le patient est susceptible de supporter cette molécule (hémogramme, chimie sanguins du sang). Avec la carbamazépine également il existe des effets secondaires (sédations, vertiges, confusion, éruptions). L'utilisation de la carbamazépine est susceptible d'aboutir à une aplasie médullaire (diminution, voire incapacité pour le patient de fabriquer les éléments figurés du sang : globules blancs, globules rouges et plaquettes).
Le baclofène est quelquefois utilisé quand des produits précédemment cités sont inefficaces. Le baclofène est un médicament utilisé pour lutter contre les spasmes musculaires (myorelaxant puissant). Ce médicament présente des effets secondaires importants sur le foie, le système nerveux central et entraîne l'apparition, quelquefois, de faiblesse ou de sédation. C'est la raison pour laquelle il nécessite une surveillance attentive (analyses de sang).
Le bloc du plexus brachial, la destruction du plexus brachial par radiofréquence, la lésion de la zone d'entrée de la racine dorsale (ZERD) qui est une technique neurochirurgicale majeure présentant des risques importants, sont également utilisés avec la cordotomie, la stimulation cérébrale profonde et la thalamotomie. La thalamotomie de Spiegel (terme issu de thalamus et du grec tome : section, en anglais thalamotomy) appelée également thalamolyse, est une intervention chirurgicale stéréotaxique (très précise) visant à détruire partiellement et de manière active les connexions du thalamus ou certaines zones du thalamus, en utilisant une
électrocoagulation. La cryothalamectomie (recours au froid) est également employée. En dehors du traitement de certaines douleurs, la thalamotomie est une intervention qui se pratique également pour traiter des dyskinésies (difficultés à effectuer des mouvements).