Le traitement est essentiellement celui des symptômes.
Il sera effectué par une équipe spécialisée (endocrinologie, gynécologie médicale).
- Il est parfois amélioré par la résection (le chirurgien retire) cunéiforme (une partie superficielle) des deux ovaires par cœliochirurgie, ou par laser. La résection d'une partie de l'ovaire permet parfois de produire des ovulations, c'est-à-dire l'apparition d'un ovule éventuellement fécondable. Une intervention chirurgicale autorise à nouveau l'ovulation dans la moitié des cas mais ne modifie pas l'hirsutisme.
- L'induction de l'ovulation, quand la femme le désire, ouvre la voie à une grossesse. Les résultats ne sont pas très bons. Le rétablissement d'un cycle ovulatoire se fait par un inducteur de l'ovulation (clomifène 50-200 mg par jour pendant cinq jours).
- Un traitement par antiandrogène (médicament contre la sécrétion d'hormones mâles) est proposé aux femmes qui ne désirent pas de grossesses. Ce traitement permet de régulariser les règles et de faire diminuer la pilosité en quelques mois. Un traitement à base de progestérone donné dix jours par mois permet de rétablir généralement l'équilibre hormonal des oestrogènes et de la progestérone. Il provoque d'autre part des hémorragies de privation apparaissant régulièrement.
- Enfin, la contraception orale fait quelquefois disparaître les kystes.
- Quant à l'hirsutisme, des épilations peuvent être effectuées par une institution spécialisée. Celles-ci sont préférables aux antiandrogènes (cyprotérone, spironolactone) et aux anticonceptionnels.
- En présence d'une hyper insulinémie (excès d'insuline dans le sang), certaines équipes préconisent un régime hypocalorique et de la metformine.
- Les facteurs de stimulation des gonadostimulines sont quelquefois utilisés sous forme pulsatile entraînant une induction de l'ovulation ou sous forme continue pour le traitement de l'hirsutisme.
- En présence d'une obésité, un régime hypocalorique est le plus souvent nécessaire. La perte de poids entraîne automatiquement une diminution de la sécrétion d'hormones mal par les ovaires. Ceci indique qu'il est donc important de faire comprendre à la patiente souffrant d'une maladie des ovaires polykystiques qu'il est nécessaire de perdre du poids. La perte de poids entraîne également la baisse de la sécrétion des oestrogènes et une diminution de la résistance à l'insuline.