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Oncogène oncogenèse

  • Anglais : oncogenic
  • Terme issu du : grec onkos : masse et génnan : engendrer
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Définition

Terme issu du grec onkos : masse et génnan : engendrer. Synonyme : cancérigène, oncogénique. Adjectif désignant ce qui possède la propriété de provoquer une prolifération tumorale cancéreuse. Le terme oncogène est utilisé dans le langage médical pour désigner les gènes dont l'activation engendre le développement d'un cancer. Autrement dit il s'agit d'un gène localisé sur un virus ou dans une cellule capable de transformer une cellule normale en une cellule cancéreuse. Les nitrites, d'autres substances, les rayonnements ionisants ont également des pouvoirs oncogènes. Le terme oncogenèse est synonyme de cancérogenèse c'est-à-dire susceptible de provoquer un cancer. Un gène est un segment d'ADN capable de donner des ordres pour que soit fabriqué n'importe quel élément de l'organisme. L'ADN est le constituant intime des chromosomes qui permettent ainsi de transmettre les propriétés héréditaires de tous les êtres vivants.

Physiopathologie (mécanisme)
Pour comprendre la notion d'oncogènes il faut connaître celle de proto oncogène. Chez chaque individu il existe des gènes que l'on qualifie de proto oncogène mais qui sont inactifs au cours de l'embryon genèse c'est-à-dire de la formation de l'embryon durant la grossesse chez la mère porteuse. Par la suite au cours des différents épisodes permettant aux cellules de se multiplier (mitose) ces proto oncogènes sont également inactifs. Il existe des agents environnementaux (milieu dans lequel baigne la cellule) capable de modifier ces proto oncogène qui sont pour l'instant inertes, inactifs en oncogènes cellulaire que l'on appelle des C-ONC (issu du grec prôtos : premier et oncogène).

C'est le cas, entre autres de certains virus appelées rétrovirus qui sont capables d'intégrer oncogène de la cellule devenant alors un oncogène viral appelées V-ONC. En agissant constitués de noyau d'ADN (acide désoxyribonucléique) ou d'ARN (acide ribonucléique) ayant la possibilité d'intégrer les cellules de certains patients et l'on retrouve alors exactement les mêmes séquences d'acide nucléique du virus qui compose ces ADN et ces ARN dans les cellules du patient.

Plus précisément pour qu'un oncogène de la cellule provoquer un cancer celui-ci doit subir de sorte de modification. Tout d'abord la cellule doit présenter un fonctionnement excessif à l'origine d'une accumulation de protéines sous les ordres du gène muté (transformé) due à la réorganisation du chromosome lui-même. C'est le cas entre autres dans certaines maladies (chromosome Philadelphie) ou dans certaines affections virales (Lymphone de Burkitt). La deuxième modification est quantitatif et elle est secondaire à la mutation qui se traduit par le changement d'un acide aminé dans la protéine de manière ponctuelles. Ceci survient généralement sous l'influence d'une substance cancérigène c'est-à-dire d'un produit chimique possédant la capacité de transformer une cellule normale en cellules cancéreuses.
Il est possible de déceler certains indices qui permettent d'activer anormalement ces proto oncogènes responsables de la transformation maligne (en cancer) des cellules normales. Il s'agit du dépistage génétique de prédisposition au cancer qui doit s'inscrire dans un conseil génétique spécialisé.

Les virus oncogènes chez les animaux sont (liste non exhaustive) :
Le virus JC. Ces initiales viennent du nom du malade qui a permis l'identification de ce virus. Il s'agit d'une variété de Polyomavirus présent chez les patients souffrant de leuco-encéphalite multifocale progressive.

Le rétrovirus peut s'introduire dans l'ADN des cellules qu'il infeste. Sa multiplication se fait, par la suite, grâce à l'ADN de cette cellule. Sans cette intégration la cellule il ne peut pas se multiplier.

Le virus du molluscum contagiosum


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