Nez
Physiologie
Le nez est constitué d'une partie externe la pyramide nasale proprement dit, visible de l'extérieur et une partie interne comprenant les cavités nasales.
La pyramide nasale est constituée par la racine du nez c'est-à-dire de la zone située entre les sourcils et par la voûte et l'arrête du nez correspondant au bord antérieur allant jusqu'à la pointe du nez.Le sillon situé immédiatement sous la pointe du nez entre celui-ci et la lèvre supérieure est le philtrum (sillon sous-nasal).
Grâce à deux orifices externes : les narines (délimitées de chaque côté par les ailes du nez), le nez s'ouvre vers l'extérieur. Anatomiquement la partie externe du nez est constituée d'une base osseuse immobile, comportant l'os nasal et les apophyses du nez. Les cartilages nasaux s'implantent sur cette base. Le plus important de ces cartilages est la cloison nasale. Il s'agit d'un cartilage médian et peu mobile. Au contraire du cartilage médian, on décrit des cartilages latéraux et des cartilages des ailes du nez qui le sont mobiles et au nombre de 2.
La partie arrière du nez se prolonge par deux fosses nasales. Il s'agit de cavités symétriques situées dans la partie supérieure du visage et constituant des zones jouant un rôle important dans le processus de l'odorat et du goût. Une muqueuse, de coloration blanche tirant sur le rosé, tapisse l'intérieur de ces cavités de nature ostéo-cartilagineuse. Ces muqueuses sont elles-mêmes recouvertes de cils vibratiles, particulièrement riche en glandes à mucus (vulgairement la glaire).Le nez, en dehors de fournir un passage pour les gaz respiratoires humidifie et réchauffe l'air inspiré mais aussi le filtre et le débarrasse des corps étrangers. Le nez abrite également les récepteurs de l'olfaction (odorat). Enfin il sert sert de caisse de résonance à la voix.Cet appendice nasal est recouverte d'une peau mince, elle-même riche en glandes sébacées.
Le terme rhinotillexomanie, appelée également rhinotillexomania, du grec rhino : nez, tillo : tillô : arracher brin à brin, épiler, exo : de et manie : folie, désigne l'habitude d'une personne de se curer souvent le nez pour y ramener des crottes de nez. Il semble qu'environ sept personnes sur 10 (mais sans doute plus) sont concernés par cette habitude. Le terme manie est ici utilisé en dehors de son contexte psychiatrique qui signifie médicalement : trouble de l'humeur. Les crottes de nez sont constituées de morve qui a séché et qui a été coloré par des impuretés de toutes sortes. Cette substance s'arrête à l'intérieur des fosses nasales avec l'aide en particulier des poils et de la muqueuse (couche de cellules tapissant l'intérieur du nez) nasale. Le terme morve ne doit pas pas être confondu ici avec la maladie de la morve qui n'a rien à voir.
La production de morve et d'impuretés et sans arrêt ramené vers l'arrière des fosses nasales pour aboutir enfin dans le pharynx. Ces mouvements sont le fruit de l'action des cils. Ces productions sont ensuite automatiquement avalées. À l'intérieur du tube digestif, ces substances sont détruites par des enzymes qui procèdent à leur décomposition en substances réutilisables ou encore en déchets qui sont finalement éliminés par l'intermédiaire des selles. Le mucus ainsi ingurgité contient une quantité importante d'anticorps entre autres mais aussi de micronutriments réutilisés par l'organisme pour son métabolisme général (absorption des oligo-éléments entre autres).
D'autres impuretés, produites par l'appareil respiratoire et plus précisément par la muqueuse de la trachée et des bronches, impuretés provenant de l'air elle-même, remontent également vers le pharynx poussées par les mouvements ciliaires (des cils) vers le haut. Ensuite, à l'instar des crottes de nez, ces impuretés provenant de l'appareil respiratoire basculent à l'intérieur de l'oesophage et sont traitées de la même manière par l'organisme.