Le
molybdène, métal (de symbole «Mo». N°42), est un oligo-élément dont les besoins sont le plus souvent couverts par l'alimentation.
Au sein de l'organisme humain de molybdène est indispensable pour assurer un grand nombre de processus enzymatiques, en particulier l'assimilation du
fer luttant ainsi contre certaines anémies . Les carences en molybdène sont rares car l'apport est satisfait par une alimentation équilibrée et saine. C'est la raison pour laquelle
il n'a pas été décrit à ce jour de maladies dues à une carence en molybdène.
Le molybdène sert de catalyseur à plusieurs enzymes et en particulier métallo-enzymes intervenant dans le foie. Il s'agit de l'
aldéhyde-oxydase, de la
sulfite-oxydase, de la
xanthine-oxydase qui permet l'élimination de l'
acide urique.
Le molybdène peut éventuellement jouer un rôle thérapeutique la prévention :
De
dysfonctionnement érectile (impuissance sexuelle).
De certaines tumeurs en particulier au niveau de
l'oesophage.
De la survenue de
carie dentaire.
De la survenue d'
anémie.
Le molybdène pourrait être un ralentisseur de la croissance osseuse trop importante, chez les enfants en période de puberté.
Les aliments contenant du molybdène sont :
- Les céréales (germes de blé, sarrasin, avoine, sorgho).
- Les fruits de mer.
- Les légumineuses (haricots secs, lentilles, pois chiche, fèves, petit pois etc.).
- Le jus de betterave (mélasse).
Les besoins alimentaires sont relativement minimes. 0,1 mg par kilo de poids, soit environ 10 mg pour un sujet de 70 kg sont suffisants.
L'excès d'apport de molybdène est susceptible d'entraîner l'apparition de problèmes musculaires à type de
contractures musculaires. Étant donné le rôle du molybdène dans l'élimination de l'acide urique, sa carence peut éventuellement entraîner l'apparition de crises de goutte.
L'intoxication par le molybdène peut éventuellement être traitée par le
cuivre qui est un antagoniste de ce métal.