La
classification de la leucémie lymphoïde chronique par stade permet de décider du traitement et de prévoir le pronostic de cette pathologie. Les deux approches habituellement utilisées sont le
stade de Rai qui est basé sur les anomalies survenant dans le sang et le
stade de Binet qui est basé sur l'extension de la maladie et les anomalies rencontrées dans le sang.
Le stade Rai
- Le stade 0 correspond réglementation des lymphocytes de manière absolue supérieure à 10 000 par microlitre le sang et avec un nombre de lymphocytes supérieurs à 30 % dans la moelle osseuse.
- Le stade I correspond au stade 0 accompagné d'une augmentation de volume des ganglions.
- Le stade II correspond au stade I plus une augmentation de volume de la rate et du foie.
- Le stade III correspond au stade II plus une anémie avec l'hémoglobine inférieure à 11 g par dl.
- Le stade IV correspond au stade 3 plus une diminution de nombre des plaquettes (thrombopénie) avec numération plaquettaire (nombre des plaquettes) inférieur à 100 000 par microlitre.
Le stade Binet classé en :
- Le stade A correspondant à une augmentation du nombre des lymphocytes avec un nombre de lymphocytes supérieurs à 10 000 par microlitre dans le sang et avec une augmentation du nombre de lymphocytes supérieurs à 30 % dans la moelle osseuse. Dans ce cas l'hémoglobine doit être supérieure à 10 g par dl et le nombre des plaquettes supérieures à 100 000 par microlitre. Il faut constater que le nombre inférieur à deux de localisations impliquées.
- Stade B correspond au stade à nez avec en plus 3 à 5 localisations impliquées.
- Le stade C correspond comme pour le stade a ou des nez avec en plus une hémoglobine inférieure à 10 g par dl ou un nombre de plaquettes inférieur à 100 000 par microlitre.
Les localisations considérées sont :
- La région cervicale.
- L'aine.
- Le foie.
- Les régions lymphatiques.
- La rate.
Le traitement comprend :
Des
transfusions de globules rouges quand il existe une anémie.
Un
apport de plaquettes en présence d'hémorragies liées à une diminution du nombre des plaquettes (thrombopénie).
L'utilisation d'
antibiotiques contre les infections bactériennes, virales et fongiques.
Quand il existe une infection par le virus du zona l'emploi de l'
aciclovir et des médicaments antiviraux est généralement suffisante et satisfaisante. Les perfusions de gammaglobulines (anticorps) se feront chez les patients qui présentent une diminution du nombre de gammaglobulines (anticorps) et ceux avec des affections qui résistent au traitement antibiotique habituel. C'est le cas entre autres des infections sévères survenant sur une durée de moins de six mois.
La
chimiothérapie, l'utilisation des corticoïdes et la radiothérapie (utilisation des rayons comme thérapeutique) n'a pas apporté la preuve de leur intérêt pour prolonger la survie du patient. On considère que ce traitement quand il est trop important voire trop intensif est plutôt dangereux. La chimiothérapie, par le passé faisait appel en ce qui concerne la leucémie lymphoïde chronique à cellules B au traitement alkylant (chlorambucil). Actuellement on préfère utiliser la fludarabine qui semble plus efficace. L'
interféron alpha, la
déoxycoformycine et la 2-chlorodésoxyadénosine sont particulièrement efficaces dans la leucémie à tricholeucocytes.
L'utilisation des
corticoïdes (cortisone) est nécessaire en présence d'une anémie hémolytique (par destruction des globules rouges) et quand on constate une diminution du nombre des plaquettes d'origine auto-immune (thrombopénie). Dans ce cas les équipes médicales emploient habituellement la prednisone à raison de 1 mg par kilo et par jour qui donne quelquefois une amélioration nette mais dans ce cas la réponse est souvent brève. L'utilisation de la cortisone, entraîne le plus souvent un accroissement du nombre des infections surtout quand ce médicament est prescrit sur une période prolongée. La
radiothérapie est quelquefois employée directement sur les ganglions hypertrophiés ou douloureux, la rate, le foie ou sur une autre zone de l'organisme. Le plus souvent ce traitement est fait dans un but symptomatique palliatif. Chez certains patients une petite irradiation donne de bons résultats.