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Jambes sans repos (syndrome des)

  • Anglais : restless legs.
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Définition

Le syndrome des jambes sans repos est une sensation profonde et désagréable d’agacement au niveau des jambes, occasionnant un inconfort, présente lors de périodes de repos, de détente ou d'inactivité (endormissement, réunion, longs voyages).

Le syndrome des jambes sans repos est particulièrement courant chez les gens de plus de 50 ans.
Il concerne semble-t-il environ 10 à 20 % de la population générale et est constitué d'une variété de symptômes qui sont au final bénins mais désagréables.
Le syndrome des jambes sans repos concerne les membres inférieurs (jambes) mais pas les membres supérieurs (bras). Il apparaît durant le repos et quand le patient est en position assise ou allongé.
Les symptômes sont plus forts le soir et la nuit et ils sont soulagés quand le patient effectue des mouvements des membres concernés.
L'examen du patient, et plus précisément l'examen neurologique (par le neurologue) est normal. Les examens complémentaires que l'on effectue en plus de l'interrogatoire, que ceux-ci soient les analyses de sang, des radiographies, l'imagerie médicale c'est-à-dire le scanner et IRM entre autres etc.), biologiques (analyses de sang) ou autre, ne permettent pas de caractériser ce syndrome. L'évolution est variable et généralement différente d'un patient l'autre. On ne constate pas de complication grave.

La fréquence du syndrome des jambes sans repos semble augmenter avec l'âge. D'autre part il concerne le plus souvent les femmes que les hommes à l'instar de la fibromyalgie, maladie au cours de laquelle le syndrome des jambes sans repos touche à peu près une personne sur 10.

Le syndrome des jambes sans repos ne doit pas être confondu avec des maladies, des affections, plus précisément, proches de lui comme par exemple les paresthésies (fourmillements) qui représentent des sensations désagréables dans les jambes, des crampes, une atteinte des nerfs périphériques (neuropathie), des secousses musculaires à type de myoclonies, des problèmes d'endormissement, une impossibilité de rester assis (akathisie), un traitement mal supporté utilisant par exemple les neuroleptiques.

Il a été retrouvé au cours de cette maladie, pour laquelle il semble exister un facteur familial dans un cas sur deux, plus fréquemment certaines pathologies comme l'anémie, où l'insuffisance rénale qui correspond à un défaut de filtration du sang par les reins.

Lest médicaments utilisés jusqu'à présent pour tenter de soigner cette maladie n'ont pas donné les résultats escomptés. Les études concernant les médicaments utilisés n'étaient pas totalement rigoureuses.

Néanmoins la lévodopa et les agonistes dopaminergiques ont été essayer au cours du syndrome des jambes sans repos. Ce type de médicaments présentent des effets indésirables avec en particulier dans certains cas, une aggravation des symptômes (lévodopa, ropinirole et le pramipexole). Les dérivés de la dopamine sont habituellement utilisés chez les parkinsoniens mais entraînent à long terme des effets secondaires tels qu'une aggravation des symptômes.

De nombreux autres médicaments sédatifs, dont les benzodiazépines (tels que le valium) et certains antiépileptiques (prégabaline : Lyrica, gamapentine: Neurontin) ont été médiocrement évalués et n'ont pas d'efficacité prouvée.

Ce que les thérapeutes essaient d'obtenir actuellement est une amélioration du sommeil.

Les risques encourus par les patients qui prennent un traitement habituellement utilisé pour les parkinsoniens ont un bénéfice-risque défavorable. Autrement dit certains médicaments sont, dans l'état actuel des connaissances à propos du syndrome des jambes sans repos, déconseillés (lévodopa, ropinirole et le pramipexole).



Le syndrome d'impatience musculaire de veille et le syndrome des mouvements périodiques des jambes au cours du sommeil semblent concerner environ 10 % de la population générale. Cette prévalence augmente avec l'âge au moins jusqu'à 60 ans.

Le mécanisme susceptible d'expliquer le phénomène des jambes sans repos n'est pas connu avec précision. Grâce à l'imagerie fonctionnelle (PETscann, I.R.M. fonctionnelle) certains chercheurs en neurologie ont suggéré un dysfonctionnement du système dopaminergique modulé lui-même par le système opioïde endogène. Il semble exister des perturbations d'autres neurotransmetteurs.

Certains chercheurs ont également soulevé le rôle du fer. C'est ainsi qu'au cours de l'anémie ferriprive (anémie faisant suite à une carence en fer), on a découvert la survenue de cette affection. D'autre part, les symptômes des jambes sans repos régressent après administration de fer. C'est la raison pour laquelle la ferritinémie basse pourrait être à l'origine de ce type de syndrome.

Plus récemment, il a été mis en évidence une concentration élevée d'hypocrétine-1 (orexie-A) dans le liquide céphalo-rachidien des patients souffrant d'un SJSR. L'hypocrétine semble jouer un rôle dans le maintien de l'éveil et ce phénomène est susceptible d'expliquer un trouble du sommeil, essentiellement une difficulté d'endormissement indépendamment des symptômes rencontrés au cours des jambes sans repos.

Il a également été démontré la diminution de la captation au niveau du noyau caudé du putamen s'associant à une diminution de la liaison de C-raclopride à l'intérieur du putamen et du noyau caudé.