L'
insuffisance hépatique aiguë, appelée également
atrophie jaune aigu,
insuffisance hépatite fulminante, se caractérise par la survenue d'une nécrose (pour les spécialistes en gastro-entérologie de type hémolytique) c'est-à-dire d'une destruction des cellules du foie, de manière massive et se déroulant sur environ
deux mois. L'insuffisance hépatique aiguë concerne les patients qui ne présentent présente aucun antécédent de maladie hépatique.
Les causes de l'insuffisance hépatique aiguë sont :
Les
hépatite virales fulminantes essentiellement l'hépatite A et B. et quelquefois l'hépatite D. La
fièvre jaune, la
spirochétose, l'
herpès ainsi que l'
hépatite médicamenteuse toxique (intoxication par le paracétamol, l'halotane, le tétrachlorure de carbone, le phosphore, l'isoniazide, certains
champignon vénéneux stéatose aigu comme l'amanite phalloïde), la
stéatose aiguë de la grossesse, le syndrome de
Budd Chiari et le syndrome de
Reye, sont les autres causes de survenue d'insuffisance hépatique aiguë.
Les symptômes au cours de cette maladie gastroentérologique sont :
- Une hyperthermie (fièvre) s'accompagnant de transpirations.
- Des modifications fréquentes à type d'instabilité de la tension artérielle.
- Une tachycardie et des troubles du rythme cardiaque.
- Un ictère (de type hépatocellulaire).
- Un syndrome hémorragique avec chute de la prothrombine.
- Une encéphalopathie hépatique s'accompagnant de délire, des troubles de la personnalité, un oedème de papille, une rigidité de décérébration est une somnolence. L'évolution se fait vers le coma.
- Un oedème cérébral avec tension du liquide céphalo-rachidien dépassant 40 mm de mercure.
- Une insuffisance rénale avec hypoglycémie et pancréatite aiguë.
L'
évolution de ce type de pathologie est péjorative dans un cas à deux cas sur trois.
Le
traitement nécessite une hospitalisation en service de réanimation. La ventilation assistée est quelquefois nécessaire associée au contrôle de l'
hypertension intracrânienne.
Les spécialistes en gastro-entérologie et neurologie pratiquent des
perfusions intraveineuses d'acétylcystéine lentes. L'hémodialyse est quelquefois proposée pour le patient présentant en particulier une acidose métabolique avec excès de potassium dans le sang ou de liquide dans l'organisme.
En dernier recours la transplantation hépatique est envisagée chez certains patients.