En pratique, le syndrome inflammatoire et le témoin d'une maladie (au sens «vrai» du terme c'est-à-dire organique) mais n'est spécifique d'aucune cause. Il s'agit d'un marqueur évolutif d'un grand nombre de pathologie.
Ce syndrome a été défini par un groupe d'experts d'Amérique du Nord en 1991.
Une réaction inflammatoire survient au sein de l'organisme à la suite de causes (liste non exhaustive):
- Infectieuse (pénétration de microbes au sein de l'organisme).
- Tumorale (apparition d'une tumeur bénigne ou cancéreuse).
- Immunologique (développement d'un processus faisant intervenir les défenses naturelles de l'organisme).
- Traumatique (perturbation des modifications du fonctionnement habituel de l'organisme à la suite d'ou plusieurs interventions extérieures que celles-ci soient physiques ou psychologiques, voire affective d'ailleurs)
- Destructive (nécrose cellulaire comme cela survient au cours de l'infarctus du myocarde entre autres).
- Physique (irradiation par exemple).
- Chimique (pollution par une substance).
Les différentes phases du processus inflammatoire (pour les spécialistes en biologie) sont les suivantes (texte issu de l'exploration de la réaction inflammatoire en médecine de V. Beau, H. Partouche, membres de SFTG Paris-Nord). On distingue quatre phases :
1) Initiation: par voie immune (activation du complément par le complexe Ag/Ac) ou non immune (activation du complément par la voie alterne).
2) Amplification :
- de phénomènes locaux ; activation des monocytes-macrophages et PPN qui phagocytent les particules étrangèrent et libèrent des substances vasoactives, protéolytiques et microbicides. En réalité cette réaction est très complexe et met en jeu des facteurs ;
- cellulaires ; PNN, monocytes-macrophages, lymphocytes, mastocytes, plaquettes,
- d'origine cellulaire ; histamine, sérotonine, prostaglandines, leucotriènes, PAF acéther, cytokines, radicaux libres,
- médiateurs plasmatiques ; coagulation / fibrinolyse, Kinines, complément.
- vers une réponse générale par le biais des trois cytokines principalement en cause, produites par les monocytes-macrophages :
- IL1 (interleukine 1 ).
- IL6 (interleukine 6 ).
- TNF alpha (tumor necrosis factor).
- Sous leur action le foie synthétise les protéines de la réaction inflammatoire (PRI) utilisées en pratique comme marqueur biologique de la réaction inflammatoire.
3) Stabilisation : acquise par neutralisation des facteurs de l'inflammation (interaction PRI/débris cellulaires / enzyme).
4) Résolution : visant à restaurer l'intégrité des tissus mais qui qui peut être insuffisante avec apparition de phénomènes inflammatoires chroniques.