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Infarctus du myocarde

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Analyses médicales

Le dosage des enzymes (éléments libérés dans le sang) montre:
Les troponine sérique sont des protéines liées aux myofibrilles du coeur. La troponine I (dont la normale est de 0,4 µg par litre ou nanogramme par millilitre) augmente dans les trois à huit heures après l'infarctus. Elle présente un pic vers la 14e heure et se normalise en une dizaine de jours. Il s'agit du test le plus sensible est le plus spécifique de la nécrose du myocarde. Ce test est plus sensible et plus spécifique de la nécrose myocardique que le dosage des CPK cardiaques. L'augmentation importante des troponine I et T indique la présence d'une lésion du myocarde aigu alors que les valeurs normales, six heures après le début de la douleur précordiale, indiquent un pronostic favorable sauf si l'électrocardiogramme met en évidence un décalage persistant du segment ST. Le dosage de la troponine est particulièrement utile dans le diagnostic différentiel de l'angine instable qui se caractérise par une troponine normale de l'infarctus du myocarde et avec décalage du segment ST où la troponine est augmentée ainsi que dans le diagnostic de l'infarctus du myocarde périopératoire.
Une myoglobinémie (dont le dosage s'effectue par une technique immunologique) qui permet d'afirmer en urgence le diagnostic. L'augmentation de cette enzyme est significative deux à trois heures après le début de la douleur, puis ensuite redevient normale environ 1 jour plus tard.
Les CPK (créatine phosphokinase) ne sont augmentées qu'à partir de la sixième heure, et présentent un maximum un jour et demie après l'infarctus, puis redescendent ensuite au quatrième jour.
Les SGOT (transaminases glutamiques oxalo-acétiques) augmentent plus tardivement aux environs de la dixième heure, puis se normalisent ensuite au quatrième jour.
Les LDH (lacticodéshydrogénase) s'élèvent plus tard et se normalisent en dix jours environ.

La coronarographie est l'examen indispensable qui permet de confirmer le diagnostic et de rechercher éventuellement une complication. Cet examen radiologique permet de voire les artères coronaires et de fournir un bilan précis de leur état. Après une anesthésie locale, on introduit dans l'artère fémorale droite une petite sonde quand il n'existe pas de plaques d'athérome en nombre élevé ou d'anévrisme (avec formation d'une poche). Celle-ci est poussée en direction de l'aorte puis amener jusqu'à la naissance des artères coronaires. Un produit de contraste est ensuite injecté par la sonde, il contient de l'iode opaque aux rayons X, permettant ainsi de visualiser l'intérieur des artères coronaires. <br>Le radiologue filme le cheminement du produit, ce qui permet une analyse beaucoup plus précise des anomalies et de la taille de celle-ci. Il réalise d'autre part plusieurs clichés sous des angles différents (incidence). La coronarographie permet de prend une décision quant à une éventuelle intervention dont le but est la désobstruction chirurgicale de l'artère obstruée. Elle présente également l'avantage de permettre de faire un bilan des lésions et plus particulièrement de leur nombre. Cet examen nécessite une hospitalisation d'environ 48 heures mais ne dure qu'une demi-heure, parfois plus. Des effets secondaires sont (liste non exhaustive) une allergie aux produits et éventuellement un hématome.