1) En cas d'
incontinence par hyperactivité vésicale le traitement nécessite la prise de
médicaments anticholinergiques. Ceux-ci ont pour but de diminuer le réflexe vésical. Il existe néanmoins des contre-indications au traitement anticholinergique : le glaucome par fermeture de l'angle. Les effets secondaires de ce type de traitement sont avant tout la sécheresse de la bouche, l'apparition de troubles cognitifs (intellect) chez les personnes àgées, la constipation et enfin quelques troubles visuels (perturbation de l'accommodation) gênants.
Initialement un traitement est prescrit pour une durée de
trois mois. On procède ensuite à une
réévaluation chez le spécialiste en urologie. Si celui-ci constate une amélioration, la poursuite du traitement est demandée. Si l'on constate une amélioration non complète il est alors nécessaire d'effectuer un examen urodynamique c'est-à-dire un examen permettant de connaître la tonicité et les les pressions s'exerçant à l'intérieur de la vessie grâce à un examen portant le nom de
cystomanométrie. Ainsi la survenue de contractions vésicales survenant avant la miction urinaire ou pendant la phase de remplissage permettront de fermer qu'il existe une activité exagérée du détrusor.
2) En cas d'incontinence urinaire d'effort il est nécessaire de procéder à un
renforcement de l’activité des sphincters qui passe par la rééducation des muscles du périnée. Il s'agit de la rééducation périnéale qui vise à apprendre à contrôler les envies d’uriner et à permettre ainsi d’augmenter les capacités de la vessie. Le kinésithérapeute aide la patiente à "visualiser" les
muscles du périnée pour en prendre conscience, et ainsi à les tonifier pour permettre au plancher pelvien de se renforcer.
La rééducation est prescrite à raison de 12 à 15 séances. Cette rééducation associe un travail de kinésithérapie, le recours au
biofeedback et l'
électrostimulation périnéale. Après ces séances, le médecin spécialiste en urologie procède à une réévaluation. Au cours de cette consultation de réévaluation, il en profitera pour encourager la patiente à s'autoentretenir afin de pérenniser les résultats. Autrement dit une patiente souffrant d'incontinence urinaire et ayant fait une rééducation pour cela, devra par la suite, continuer d'elle-même sa propre rééducation, sur les conseils de son kinésithérapeute.
Enfin, la
chirurgie est utilisée tout particulièrement dans certaines formes, essentiellement en cas d’échec des autres méthodes thérapeutiques, mais également quand l’incontinence urinaire devient particulièrement invalidante. Elle consiste à remettre la vessie " à sa place ", éventuellement à augmenter son volume, et s’il existe un obstacle à l’évacuation de l’urine, à le retirer. Dans certains cas, il est même parfois utile d’envisager l’utilisation de
sphincter artificiel dans les cas les plus graves.
Depuis quelques années, les techniques chirurgicales utilisées pour traiter l'incontinence urinaire d'effort se sont modifiées. Elles sont devenues beaucoup moins invasives détériorantes et autant efficaces que les méthodes «anciennes». Ainsi les techniques consistant à mettre en place des
bandelettes sousurétrales ont des taux de réussite proche de 90 % chez les patientes qui n'ont pas encore été opérées. Il s'agit d'une technique relativement rapide à effectuer et nécessitant une hospitalisation courte mais ne pouvant s'appliquer que chez des personnes ayant subi une évaluation draconienne. En effet, le risque d'échec n'est pas nul ainsi que les complications survenant après l'intervention.
Il existe d’autres procédés, beaucoup plus « basiques » : comme l'utilisation de couches et de protection hygiénique.
Le
reclassement professionnel de certaines patientes est quelquefois utile surtout si celles-ci ont subi une intervention dans le cadre de l'incontinence urinaire.