L'
impulsion peut se définir comme la tendance incontrôlable, irrésistible et spontanée à l'accomplissement d'un acte
(voir également automatisme).
Il est important de ne pas confondre la
compulsion de l'impulsion qui se distingue très nettement en raison du fait qu'elle se produit spontanément et ne s'accompagne pas, par ailleurs, d'une éventuelle lutte associée à de l'anxiété, la précédent. Autrement dit l'impulsion est générée par le besoin irrésistible d'accomplir un acte sans que cela ne s'accompagne ou génère une lutte anxieuse intérieure.
Voir également TOC; Voir également tic et syndrome de Gilles de la Tourette.
Les impulsions sont dirigées contre des personnes ou des choses. Dans le premier cas il peut s'agir d'agression voire d'homicide, dans le deuxième cas il peut s'agir de
pyromanie c'est-à-dire d'une impulsion pathologique, morbide (tenant à la maladie) à allumer un feu.
Les pathologies c'est-à-dire les affections ou maladies psychologiques et psychiatriques comportant des impulsions sont la
schizophrénie durant laquelle les impulsions se produisent de façon inattendue, certaines
psychopathie,
épilepsie,
intoxication par l'alcool (alcoolisme),
hypomanie et
paranoïa.
Ainsi, comparativement à l'
impulsion, la
compulsion est une tendance intérieure qu'un sujet subit de manière
impérative et qui le pousse à accomplir certaines actions ou à penser à certaines idées, actions et idées qu'il condamne, désapprouve, réprouve. Ces actions et ces (ses) idées sont également
interdites par lui-même mais de manière consciente, contrairement à l'impulsion.
Au cours de la compulsion le sujet est susceptible de pouvoir lutter contre la tendance de ne pas exécuter l'action où la pensée qu'il s'interdit. Cette caractéristique irrésistible de la compulsion est susceptible d'engendrer, si le sujet n'exécute pas la compulsion, une
angoisse.
Au cours de l'impulsion l'action est supérieure à la lutte
anxieuse vécue par l'individu au cours de la compulsion. Au final la différence entre la compulsion et l'impulsion est de taille, dans la mesure où lors de la compulsion l'individu a parfois la capacité de ne pas passer à l'acte et de transformer éventuellement celui-ci en plusieurs
rituels répétitifs qui deviennent alors inoffensifs, du moins lui semble-t-il.
L'approche thérapeutique de l'impulsion est proche de celle de la compulsion. Elle nécessite bien entendu l'aide d'un soutien psychothérapeutique et sera réellement efficace dans la mesure où l'individu concerné par ce type de problématique psychologique comprendra l'intérêt qu'il a de se remettre en question pour pouvoir procéder à son
introspection (étude, observation de la conscience par elle-même) afin de faire remonter certaines (bonnes) questions qu'il sera souhaitable qu'il se pose, et non pas qu'il devra se poser par obligation mais bien par intérêt de lui-même et éventuellement de ses proches.
L'aidant c'est-à-dire le psychothérapeute jouant en quelque sorte un rôle de catalyseur permettant ainsi de déclencher le processus de
réflexion introspective. L'efficacité de ce type de soutien psychothérapeutique étant au final directement dépendante de l'individu désirant obtenir des réponses à ces (ses) questions relatives à la notion d'interdit entre autres. Le surmoi ou sur-moi, en psychanalyse, est l'élément du psychisme se constituant au cours de l'enfance par identification au modèle des parents, et exerçant un rôle de contrôle et de censure.