inscription newsletter

Immunité (généralités)

  • Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Forum
  • Images

Physiologie

L'immunité est constituée de deux types de système, l'immunité humorale et l'immunité cellulaire.

L'immunité humorale comporte des anticorps (immunoglobulines) et des compléments. Ce type d'immunité appelé immunité à médiation humorale se fait par voie sanguine et fait intervenir certains globules blancs en particulier les lymphocytes B qui se transforment en plasmocytes capables de fabriquer des anticorps. L'action de ces éléments se fait à distance de leur lieu de production. L'immunité humorale comprend les réactions d'hypersensibilité immédiate (voir ci-après) et le phénomène d'Arthus. Le phénomène d'Arthus se caractérise par une lésion nécrotique (destruction de cellules) visible localement et résultant d'un conflit entre un antigène et des anticorps. Cette réaction est le résultat de l'injection de l'antigène en question chez un animal qui a été préalablement immunisé. L'immunité cellulaire associe les lymphocytes et les macrophages (variété de globules blancs capables d'absorber puis de détruire les particules directement après les avoir digéré).

L'immunité à médiation cellulaire fait intervenir d'autres globules blancs et plus particulièrement des lymphocytes T qui agissent en faisant sécréter des substances de nature protéique, les cytokines capables d'exercer des propriétés cytotoxiques (détruisant les cellules). Ce type d'immunité comprend les réactions de rejet et de greffe, les réactions greffon contre hôte et celle d'hypersensibilité retardée. L'immunité est soit naturelle (congénitale) soit acquise (spontanée, obtenue à la suite d'une infection visible ou pas) soit provoquée par un procédé thérapeutique ou par une action thérapeutique (vaccination, sérothérapie).

Pour certains, l'immunité se caractérise par les modifications que présentent un organisme à la suite de l'intervention des anticorps de façon bénéfique ou nuisible. Dans ce cas on emploie le terme d'immunisation, d'allergie (immunoallergique) ou d'hypersensibilité. L'hypersensibilité est la réaction d'un organisme présentant des manifestations anormales (pathologiques) à l'occasion de la rencontre entre un antigène et un anticorps. Normalement le contact de l'organisme avec une substance étrangère (allergène) ne doit pas entraîner de réaction immunitaire à type d'allergie. Chez certains individus que l'on appelle atopiques, l'organisme juge à tort cet antigène dangereux pour lui et provoque en conséquence une réaction générale appelée hypersensibilité. L'allergie est donc une réaction inappropriée ou plus exactement exagérée se manifestant par une hypersensibilité. Il existe plusieurs types d'hypersensibilité. Au cours de certaines maladies virales 2 chercheurs en 1922, Levaditi et Nicolau ont décrit une variété d'immunité appelée immunité tissulaire se localisant aux tissus infectés par ce virus. Les propriétés de ce type d'immunité sont la possibilité de propager par l'intermédiaire d'une voie nerveuse à toutes les cellules de l'organisme pour lesquels le virus possédait une affinité, des capacités de défense. Le processus ferait intervenir un tonus immunotrophique.

Toujours dans le domaine de la défense contre les virus, l'organisme est capable de fabriquer des substances appelées interférons (dont il existe plusieurs types) et ayant des propriétés antivirales et anticancéreuses susceptibles de s'adapter au fonctionnement immunitaire. Il existe donc un rapport étroit entre les interférons et les capacités du système immunitaire. Les interférons font partie des cytokines. Ce sont de petites protéines sécrétées par différents types de cellules, ayant une action régulatrice et stimulatrice du système immunitaire. Ils sont fabriqués par les globules blancs.


Voir également


Avertissement

Vulgaris décline toute responsabilité quant à une utilisation de cette encyclopédie autre que purement informative.