Hodgkin (maladie de)
Complications de la maladie
Complications liées à la maladie de Hodgkin
- Les leucémies secondaires sont liées à la chimiothérapie : leur risque semble être 10 à 15 fois supérieur à celui de la population non atteinte par la maladie de Hodgkin. L'utilisation actuelle de la chimiothérapie avec les nouveaux protocoles, en particulier ABVD, rendrait ce risque négligeable. D'autre part, l'irradiation, même très large, utilisée isolément n'a pas apporté la preuve d'une augmentation du risque de survenue de leucémie. L'association de la chimiothérapie en plus de l'utilisation de la radiothérapie, n'est pas pour l'instant désignée comme responsable d'une augmentation du risque de leucémie.
- Le risque de survenue d'un lymphome non hodgkinien est plus tardif que celui des leucémies. Il est observé soit après utilisation de la chimiothérapie seule, soit après la radiothérapie seule, soit après l'association des deux.
- Des tumeurs secondaires peuvent également survenir, même quinze ans après l'utilisation de la radiothérapie. Elles dépendent du type d'irradiation reçue par le patient.
Complications tardives non liées à la maladie de Hodgkin elle-même
- L'infarctus du myocarde fait partie des complications cardiaques, qui sont les plus importantes. Cette complication est en rapport direct avec la quantité de rayons reçue par le patient. Ce risque est multiplié par 3 ou 4 quand le médiastin est irradié (radiothérapie = traitement par les rayons). La dose de rayons se calcule en grays : le gray est une unité d'absorption des rayonnements. Le risque de faire un infarctus du myocarde est augmenté quand la dose de rayons est supérieure à 30 grays. En revanche, il n'y a pas d'augmentation du risque lorsque la dose délivrée vers le médiastin est inférieure à 30 grays.
- Les complications thyroïdiennes s'observent dans 25 à 50 % des cas, correspondant à une technique d'irradiation appelée irradiation en mantelet, qui est une irradiation faite au-dessus du diaphragme. Elle entraîne des modifications qui apparaissent dans les analyses de sang parfois plusieurs années après l'irradiation. La correction est effectuée en apportant un traitement substitutif (on remplace les hormones manquantes par des hormones sous forme de médicament)
- Les infections surviennent essentiellement durant les deux ou trois premières années après la fin du traitement, la plus fréquemment rencontrée étant le zona. Le deuxième type d'infection la plus fréquente est pulmonaire. Elle est liée à l'utilisation de médicaments (la bléomycine et l'adriamycine) qui sont dits radio-sensibilisateurs (ABVD) entraînant une altération de la fonction des poumons après six cures de chimiothérapie de ce type.
- La stérilité, par le passé, était consécutive à l'utilisation de chimiothérapie qui contenait des agents alkilants (MOPP), l'utilisation d'irradiation au-dessous du diaphragme venant accentuer ces symptômes. L'aménorrhée (c'est-à-dire l'absence de règles) chez les femmes de moins de vingt-cinq ans était souvent réversible. L'emploi des techniques actuelles de chimiothérapie n'entraîne presque plus de stérilité. D'autre part, la protection des testicules pendant les irradiations dites larges a apporté une réduction importante de ces inconvénients. Le corps médical recommande la mise en place d'une contraception pendant le traitement, et donne également au patient la possibilité de conserver son sperme pour une utilisation ultérieure.
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