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Herpès génital

  • Terme issu du Grec : herpein : inventer.
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Définition

Le virus de l'herpès est contenu dans un seul réservoir : l'homme. C'est la raisons pour laquelle la transmission est donc interhumaine (entre personnes). Le virus de l'herpès possède une enveloppe qui lui confère une grande fragilité quand il se trouve à l'extérieur de l'organisme. La contamination par l'eau est improbable également.

Une patiente est contagieuse pendant les poussées d'herpès car il existe une excrétion du virus dans l'appareil génital dès le début des symptômes et jusqu'à quelques jours après.

Il existe des périodes d'excrétion qualifiée d'asymptomatiques c'est-à-dire survenant alors que la patiente ou le patient ne présente aucun symptôme. Celles-ci ont lieu quelques jours avant et après la poussée et surtout en dehors de toute symptomatologie. À cet instant le risque de contamination est imparable.

La transmission du virus se fait par contact direct entre deux muqueuses (bouche) ou entre la peau et une muqueuse avec un sujet qui exprime le virus à l'occasion d'une primo-infection (voir plus loin). Cela peut également survenir au cours d'une récurrence. C'est la raison pour laquelle la contagion est particulièrement importante lors de la primo infection.

À l'opposé à l'air libre le virus est détruit très rapidement. Pour cette raison il existe donc peu ou pas de risque de contagiosité en ce qui concerne la cuvette de toilette ou les serviettes (en dehors du fait qu'il y a contact direct immédiat entre cet objet et une autre personne).

Pour les spécialistes, le virus de l'herpès est un virus à ADN qui appartient la famille des herspesviridae.

La première infection par le virus de l'herpès est favorisée par un délabrement (plaie) de la couche de cellules composant les muqueuses (couche de cellules recouvrant l'intérieur des organes creux) ou encore la peau (épithélium cutané).

La propagation de l'infection, vers le tissu nerveux constitué de cellules nerveuses proprement dit et plus spécifiquement de cellules sensitives innervant les territoires cutanés, se fait par l'intermédiaire d'une réplication (multiplication) des virus entraînant une lyse (destruction) de ces cellules épithéliales.

Pour résumer le virus est excrété (sécrété, fabriqué) au niveau :
  • Du col de l'utérus.
  • De la vulve.
  • De l'urètre.
  • Du pénis.
  • dDe l'anus.
  • De la bouche.
La sécrétion du virus est plus importante dans l'année qui suit une première infection par le virus et chez les femmes ayant eu 12 récurrences dans une année et dans les 7 jours qui précèdent et qui suivent une récidive.

On distingue classiquement deux variétés de virus responsables de l'infection de l'herpès génital :
  • 1) Le virus herpès simplex de type 1 (HSV1) correspondant le plus souvent à l'herpès atteignant les lèvres et pouvant également être responsable de manifestations de l'appareil génital proprement dit. Cette infection génitale à HSV1 est de plus en plus fréquente (15 à 40 % des localisations génitales). Par rapport à l'infection par virus herpès simplex de type 2, le type 1 est plus symptomatique, autrement dit à l'origine de plus de signes visibles de la maladie. Se sont les pratiques sexuelles génitales qui favorisent le plus une infection génitale par ce type de virus. Le virus herpès simplex de type 1 touche préférentiellement le sexe féminin (risque pour une grossesse imminente) et plus spécifiquement les jeunes. Par rapport à herpès simplex de type 2, herpès de type 1 touche également les hommes jeunes.
  • 2) Le virus herpès simplex de type 2 (HSV2) est responsable quant à lui est de 60 à 80 % de l'herpès génital récurrent (récidivant). Il est à l'origine d'un herpès plus sévère chez la femme et sa transmission se fait par contact direct à partir des muqueuses mais également de la peau quand un sujet est en primo-infection. La contamination peut également se faire à partir d'un sujet ne présentant aucun symptôme de l'infection par herpès virus simplex 2. La contamination se fait plus particulièrement entre l'âge de 20 à 30 ans. Le nombre de partenaires sexuels ainsi que la précocité du premier rapport sexuel sont des facteurs de risque non négligeables. Une infection par un virus du sida, un niveau socio-économique bas, des antécédents de maladies sexuellement transmissibles sont d'autres facteurs de risque à considérer. Les récidives par herpès simplex virus de type 2 sont plus fréquentes que pour l'herpès simplex virus de type 1. La primo infection est généralement relativement précoce mais malheureusement asymptomatique (sans signe) dans 80 % des cas. C'est la raison pour laquelle les patients et plus spécifiquement les patientes ne peuvent donc pas savoir s'ils ont été contaminés. Lors de la primo-infection le virus n'est pas éradiqué pour autant et peut persister toute la vie du patient, soit en demeurant sous une forme latente (quelquefois pendant au moins dix ans) soit être réactivé de façon plus ou moins apparente (on parle alors de poussées d'herpès plus ou moins identifiables).
Rapports entre l'infection par le virus de l'herpès et les autres virus ou autres pathologies. Une infection herpétique génitale est un facteur de risque pour l'acquisition et la transmission du sida. C'est la raison pour laquelle un patient présentant une symptomatologie ou une présomption d'infection par le virus herpès simplex doit bénéficier d'une sérologie (dépistage) du virus du syndrome d'immunodéficience acquise.
En ce qui concerne les autres maladies sexuellement transmissibles, le virus herpès simplex 2 ne favorise pas l'acquisition ni la transmission.
Un cancer du col de l'utérus l'herpès virus de type 2 ne semble pas accentuer le risque.

Aspect psychologique de l'herpès génital. Le plus souvent dans un couple, quand se révèle un herpès génital, il est nécessaire de prévenir les partenaires que cette infection peut être due à une résurgence autrement dit à une maladie herpétique existant depuis de nombreuses années et non pas due à une contamination par un autre partenaire. C'est une des raisons pour laquelle la maladie due à l'herpès génital doit être bien expliquée aux patients en insistant sur le mécanisme de la primoinfection est sur celui de la récurrence. Il est également nécessaire de reconnaître des épisodes même frustres de poussées de façon à ce que le couple puisse parler de risque de contagiosité et prendre des mesures paraissant les mieux adaptées à leur vie. Une des mesures préventives les plus importantes est bien entendu l'utilisation de protection la plus régulière possible en cas de récurrence fréquente ou en fonction de la peur du risque. L'information relative au risque de contagion concernant les rapports entre la bouche des organes génitaux, quand il existe un herpès buccal est également importante.