Hépatite virale C, aiguë et chronique (sans traitement)
Analyses médicales
Un bilan complet est nécessaire, il comprend entre autres un dépistage viral autre que celui de l'hépatite C (hépatite des VIH). Le dosage de la bilirubine libre et liée rentre aussi dans ce bilan.
La PCR est une technique permettant d'augmenter en laboratoire le nombre des copies d'une séquence d'ADN par duplication. Le premier marqueur de l'infection par un virus de l'hépatite C est l'apparition de l'ARN de ce virus détectable dans le sang par cette technique dès la première semaine après la contamination. Autrement dit, cette technique permet, en faisant intervenir une enzyme particulière (l'ADN polymérase), d'augmenter la quantité d'ADN et plus précisément le gène ou le fragment de gène qui provient du prélèvement que l'on désire étudier en laboratoire. Ceci peut s'effectuer dès la première semaine après la contamination.
Les anticorps dirigés contre le virus de l'hépatite C sont détectables au stade aigu d'une hépatite chez la presque totalité des malades. Néanmoins, chez certains patients, il arrive que la séroconversion survienne plus tard, c'est-à-dire une ou plusieurs semaines après l'élévation des enzymes hépatiques (transaminases) survenant elle-même après l'apparition des symptômes. Quand le test de PCR est négatif, il est très improbable que la transmission de l'infection par un porteur d'un anticorps anti-hépatite C puisse se faire.
Les transaminases sont environ dix fois supérieure à la normale chez de nombreux patients mais il est nécessaire de savoir que certaines valeurs plus basses sont possibles. Les transaminases s'élèvent avant qu'apparaissent les premiers symptômes. La quantité de transaminases est quelquefois dix fois supérieure à la normale (voire plus) mais des valeurs inférieures sont également observées. Si le patient guérit de son hépatite C, les transaminases parviennent à se normaliser et le laboratoire ne détecte plus l'ARN du virus. Les anticorps dirigés contre le virus de l'hépatite C continuent à diminuer doucement mais restent néanmoins détectables pendant une longue période (plusieurs années). Quand l'hépatite C devient chronique, les transaminases sont susceptibles de se normaliser ou d'être légèrement élevées. L'ARN du virus de l'hépatite C est resté détectable dans le sang du patient malgré une négativation transitoire chez certains patients.
Le dosage des Gamma G. T., de la ferritine, des immunoglobulines, des CDT (preuve d'une alcoolisation récente), des triglycérides ainsi que certains facteurs fabriqués par le foie et entrant dans le processus de la coagulation du sang (TP, plaquettes) permettent le suivi du patient infecté par le virus hépatite C. Ils sont généralement des indices d'une affection plus sévère du foie. Chez certains patients, ils sont normaux.
L'alphafœtoprotéine doit également être dosée.