La surveillance durant la grossesse est importante :
- Mesure de la hauteur utérine
- Suivi de la tension artérielle
- Contrôle de la bandelette urinaire afin de dépister le sucre et l'albumine
- Contrôle des mouvements du foetus
- Surveillance du poids : une prise de poids insuffisante de moins de 200 g par semaine et de la semaine inférieure à 50 kilos (c'est-à-dire le poids «normal» de la femme avant la grossesse) ne sont pas de bon pronostic en ce qui concerne le poids et la taille du foetus. Dans ce cas, au troisième trimestre, il existe un risque plus important d'accouchement prématuré (avant le terme). Au contraire, le surpoids et l'obésité, de plus en plus fréquents dans nos sociétés, aboutissent à une augmentation de survenue de complications. Celles-ci sont avant tout (liste non exhaustive) :
- Le diabète (appelé diabète gestationnel car survenant durant la grossesse) se caractérisant par un taux de sucre dans le sang trop élevé.
- La pré-éclampsie et l'éclampsie (convulsions survenant fin de grossesse).
- La macrosomie ou macrosomatie (augmentation anormalement importante de l'ensemble du corps)
- Élévation de la tension artérielle
- L'accouchement prématuré.
- Des difficultés au moment de l'accouchement (extraction instrumentale, dystocie des épaules etc.).
- La césarienne : ouverture de la paroi abdominale et de l’utérus permettant d'extraire le fœtus vivant quand l’accouchement par voie basse, c'est-à-dire normal, n’est pas possible.
L'acide folique (appelé également vitamine B9 ou folate) intervient dans la fabrication de l’ADN, dès qu’une cellule de l’organisme nécessite un renouvellement rapide (cellules du sang, de l’estomac, des intestins, de la bouche). L'acide folique diminue le risque de défaut de fermeture du tube neural. C'est la raison pour laquelle elle doit être prescrite un mois avant la conception et poursuivie les deux premiers mois de la grossesse. La posologie prescrite est de 0,4 mg par jour l'absence d'antécédents de spina bifida et de 5 mg par jour quand il existe des antécédents de spina bifida.
Un apport supplémentaire en calcium n'est pas systématiquement nécessaire chez la femme enceinte à condition que celle-ci ait une alimentation équilibrée suffisamment riche en fruits et légumes et en viande (sans excès).
Il semble y avoir au cours de la grossesse une carence légère vitamine D. C'est la raison pour laquelle une ampoule de 100 000 unités internationales de vitamine D est recommandée au troisième trimestre à l'ensemble des femmes enceintes.
La supplémentation ferrique (apport de fer) de ne pas être systématique. Il faut néanmoins mettre en évidence une éventuelle carence, essentiellement à partir du sixième mois de la grossesse. Pour cela, il est pratiqué une analyse de sang appelée NFS (numération formule sanguine) permettant de mettre en évidence un taux d'hémoglobine < à 10,5 g par litre et un taux d'hématocrite (rapport entre les globules rouges et le liquide sanguin) inférieur à 32 %. Dans ce cas, quand ces paramètres apparaissent insuffisants, il est indiqué un traitement martial c'est-à-dire une supplémentation en fer.
L'iode, dont la carence est particulièrement rare en France mais plus fréquentes dans certaines populations immigrées, nécessite un apport supplémentaire.