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Foie

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Technique médicale

La transplantation de foie consiste à effectuer un transfert d'une partie ou de l'ensemble de la glande hépatique à partir d'un donneur à un malade receveur.
C'est l'américain Thomas Starzl qui effectua en 1963 la première greffe de foie. Les indications de cet acte chirurgical sont (liste non exhaustive) : la cirrhose du foie généralement secondaire à l'absorption chronique de doses élevées d'alcool (60 %), les cancers du foie (15 %), les maladies des voies biliaires (5 %) telles que l'atrésie des voies biliaires et les hépatites fulminantes (8 %). Les autres indications de la greffe de foie sont les maladies génétiques, congénitales et les tumeurs hépatiques (indication discutée par certains). La durée moyenne pour obtenir un greffon est d'environ trois mois.
Après avoir retiré le foie pathologique, le foie « normal » est mis en place. Chez l'enfant il est quelquefois nécessaire, en raison de la taille du patient, d'effectuer une greffe réduite, c'est-à-dire une partie seulement de la glande hépatique. En effet, le foie trop volumineux ne peut prendre place dans le corps du petit malade. En raison du nombre réduit de foies, il est parfois nécessaire de scinder un foie en deux parties après l'avoir prélevé chez un être vivant et avant de le transplanter. Cette bipartition des greffons hépatiques connaît un essor de plus en plus important et consiste à partager un greffon hépatique en deux greffons partiels qui correspondent chacun à la partie gauche du foie (environ 1/3) et à la partie droite du foie. On peut dans ces conditions greffer un foie à un enfant et un adulte. La technique pour greffer deux adultes à partir d'un seul foie n'est pas complètement mise au point. Actuellement, le nombre de transplantations est passé depuis les années 1990 de 700 par an à 800 par an. Le taux de survie est de 75 % sur cinq ans et de 60 % sur dix ans. L'âge de donneur est de plus en plus élevé. C'est ainsi qu'actuellement on accepte parfois des foies de sujets âgés de plus de 70 ans. D'autre part, sachant que les cellules hépatiques sont susceptibles de se régénérer, il est possible de réaliser un prélèvement sur une personne vivante à partir de la partie gauche du foie (enfant) ou droite du foie (adulte) de donneur apparenté. La technique est plus simple chez l'enfant que chez l'adulte.
Les six premiers mois sont les plus exposés aux complications (embolie pulmonaire, infection, problèmes cardiaques à type de défaillance). Il est nécessaire d'appliquer un traitement immunosuppresseur (diminuant les défenses immunitaires d'un individu receveur) pendant tout le long de la vie. Une surveillance régulière est bien entendue incontournable.
Sous réserve de nouvelles techniques visant à gérer le rejet, il sera peut-être possible de réaliser des hétérogreffes, c'est-à-dire des greffes de foie provenant d'un animal. En ce qui concerne l'hépatite C et hépatite B, les questions posées sont actuellement les suivantes : comment faire face à la réinfection du greffon ? En ce qui concerne l'hépatite C, l'utilisation de l'interféron et de la ribavirine pourrait-elle apporter une solution ?

L'évaluation de la fibrose hépatique peut se faire grâce à l'utilisation de tests non invasifs (sans effets délétères importants), il est possible dévaluer la fibrose, c'est-à-dire la perte d'élasticité, du tissu hépatique à partir d'un prélèvement sanguin ou d'une autre technique plus récente : le Fibroscan.

Le fibrotest comporte cinq paramètres :
  • L'apolipoprotéine A1.
  • L'haptoglobuline.
  • L'alpha 2 macroglobuline.
  • Les gamma GT.
  • La bilirubine totale.
Quand le patient présente un score inférieur à 0,1 il est possible d'affirmer qu'il n'existe pas de fibrose significative.

Quand le score est supérieur à 0,6 il est possible d'affirmer qu'il existe une probabilité de fibrose dans 90% des cas.

Le problème posé avec ce type de tests est le suivant : les résultats sont susceptibles d'être influencés par d'autres critères pathologiques comme par exemple une inflammation, une maladie de Gilbert, une hémolyse, etc. C'est la raison pour laquelle ce test n'est pas toujours fiable et nécessite une interprétation par une équipe spécialisée en gastro-entérologie et en hépatologie.

Le Fibroscan est un examen mis au point récemment. Il est basé sur la mesure de l'élasticité des tissus composant le foie par une méthode physique, l'élastométrie, consistant à mesurer la vitesse de propagation à l'intérieur des cellules du foie d'une onde de choc. Le Fibroscan semble plus fiable que le fibrotest.

Techniquement, au cours du Fibroscan, on délivre au niveau du foie du patient, et plus précisément au niveau d'un espace intercostal en regard du lobe droit du foie, une petite « pichenette » qui n'est pas douloureuse mais qui engendre une petite onde de choc dont la propagation à l'intérieur des cellules du foie peut être suivie réellement en utilisant des ultrasons.
On effectue environ 10 mesures, ce qui permet de calculer une valeur moyenne.

Le Fibroscan n'est pas fiable à 100 %, notamment si le patient présent une ascite ou s'il est obèse.

Le Fibroscan est performant pour déterminer une maladie évolutive qui nécessite l'instauration d'un traitement et pour lutter contre les virus hépatite C.

En ce qui concerne l'intérêt ou pas de pratiquer une ponction biopsie du foie, il est possible d'avancer dès aujourd'hui que si les deux tests non invasifs que sont le fibrotest et le Fibroscan concordent, la réalisation d'une biopsie hépatique ne semble pas nécessaire. Ceci concerne environ 80 % des patients atteints d'hépatite C.


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