Erysipèle ou érésipèle
Analyses médicales
Un prélèvement à la surface de la peau enflammée permet de mettre en évidence le germe responsable de l’érysipèle.
L’antibiogramme (examen permettant de mettre en évidence l’antibiotique efficace) doit être pratiqué le plus précocement possible, avant l’utilisation des antibiotiques.
Les hémocultures (mise en culture du prélèvement) ne sont positives que dans environ 5 % des cas. Certains médecins pratiquent des prélèvements par une ponction, puis une aspiration après avoir injecté du sérum salé.
Le médecin doit rechercher dans le sang une élévation du taux des antistreptolysines (ASLO) ou des antistreptodornases (ASD) sur deux analyses faites à 15 jours d'intervalle. Ici aussi, on n’aura la confirmation de l’infection par un streptocoque que dans 30 à 50 % des cas.
L’analyse révèle également une augmentation des polynucléaires neutrophiles (globules blancs ayant la capacité de phagocytose, c’est-à-dire de capturer et de digérer les bactéries et d’autres germes) pouvant atteindre des chiffres importants de l’ordre de 15 000.
L’inflammation se traduit au niveau du sang par le syndrome inflammatoire biologique qui est généralement très marqué (VS à 80 mm à la 1re heure - protéine C réactive (CRP) > 100 mg/L) mais n'atteint son maximum que 7 à 10 jours après le début de l'infection, ce qui limite son intérêt diagnostique. Il mettra plusieurs semaines à régresser.