Embolie pulmonaire
Examen médical
Quand l'embolie est importante, les gaz du sang (c'est-à-dire la concentration en oxygène et en gaz carbonique dans le sang) sont modifiés (baisse sensible de la concentration oxygène). L'électrocardiogramme ne montre pas de particularité, sauf en cas d'embolie massive.
La radiographie des poumons est spécifique. Elle ne peut être interprétée que par un spécialiste La scintigraphie pulmonaire, qui consiste à suivre le cheminement dans les poumons d'un produit (isotope) radioactif émetteur de rayons gamma, s'avère généralement normale et donne des résultats incertains. Néanmoins, elle permet de faciliter l'angiographie pulmonaire sélective, un des examens clés du diagnostic d'embolie pulmonaire avec le scanner hélicoïdal.
L'angiographie pulmonaire sélective, examen le plus spécifique pour établir un diagnostic définitif d'embolie pulmonaire et pour détecter des embolies aussi petites que 1 à 2 mm, s'obtient après injection d'un produit de contraste qui permet de visualiser la circulation artérielle au niveau des poumons grâce à la radiographie. Son interprétation est particulièrement délicate et nécessite une grande expérience.
Le scanner spiralé avec injection de produit de contraste, nouvellement mis en œuvre, est un grand apport pour le diagnostic.
L'angioscanner pulmonaire supplante dorénavant l'angiographie pulmonaire et ceci pour plusieurs raisons. En premier lieu l'angioscanner pulmonaire est moins invasif que l'angiographie. Néanmoins l'angiographie est utilisée quand l'angioscanner n'est pas techniquement satisfaisant ou quand le l'appareil de scanographie est trop ancien, ne permettant pas l'analyse des branches de division des quatrième et cinquième ordre. Enfin s'il est envisagé une embolectomie mécanique ou une thrombolyse in situ par cathétérisme, l'angioscanner est préférable.
L'échocardiographie permet de montrer le retentissement sur le fonctionnement du ventricule droit.