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Cytomégalovirus (infection à)

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Classification

Syndrome mononucléosique
C'est le symptôme le plus habituel de l'infection à cytomégalovirus. Il est parfois dû à une transfusion sanguine contenant des leucocytes. Ce syndrome peut survenir à tout âge mais touche plus particulièrement les adultes jeunes en période d'activité sexuelle.
La période d'incubation (période se situant entre la contamination et l'apparition des premiers signes de la maladie) est de 20 à 60 jours.
La maladie peut durer jusqu'à 6 semaines et se caractérise par :
  • une hyperthermie (fièvre élevée prolongée) avec frissons
  • une asthénie (fatigue importante)
  • des malaises de temps à autre
  • des myalgies (douleurs musculaires)
  • des céphalées (maux de tête)
  • une augmentation de volume de la rate (splénomégalie).
  • une éruption cutanées ressemblant à une scarlatine (5 % des patients)
  • une jaunisse (5% des cas)
  • une méningite
Infection congénitale (pendant la grossesse)
Elle touche le fœtus et prend soit des formes inapparentes, soit des formes sévères. Si la maman a eu une première infection pendant la grossesse, la maladie des inclusions cytomégaliques peut se développer chez environ 5 % des fœtus infectés.
L'infection se traduit par :
  • des pétéchies : petites taches de purpura de très petites dimension.
  • une hépatosplénomégalie : augmentation de volume de la rate et du foie
  • un ictère (jaunisse) dans environ 64 % des cas
  • un retard de croissance intra-utérin (pendant la grossesse)
  • une microcéphalie : taille du crâne inférieure à la norme
  • des calcifications cérébrales (présence de dépôts minéraux dans le cerveau)
  • une prématurité (l'enfant naît avant terme) dans environ 30 à 50 % des cas.
Infection périnatale (à la naissance)
Cette variété d'infection est due soit au contact du fœtus, au moment de l'accouchement, avec les parois de l'appareil vaginal de la mère infectée, soit par absorption de lait, soit par transfusion sanguine, soit par contact avec d'autres sécrétions de la mère.
L'infestation peut être à l'origine d'une atteinte de l'appareil pulmonaire et notamment entraîner une pneumopathie interstitielle traînante. La pneumopathie interstitielle se caractérise par un durcissement et une atteinte des alvéoles (alvéolite) à type d'inflammation des tissus de soutien de cet organe. Quelquefois, l'infection périnatale à cytomégalovirus s'associe à chlamydia trachomatis, à P. carinii ou à ureaplasma urealyticum.

Infection à cytomégalovirus chez les sujets immunodéprimés et transplantés.
Chez les patients atteints du sida, le cytomégalovirus est à l'origine d'une inflammation de la rétine (couche de cellules recouvrant le fond de l'œil) ou d'une infection disséminée à l'origine de décès. L'infection par ce virus chez les sujets immunodéprimés se caractérise par :
  • une hyperthermie prolongée (fièvre)
  • des malaises
  • une perte de l'appétit
  • une asthénie (fatigue intense)
  • des douleurs dans les articulations (artharalgies)
  • des sueurs nocturnes
  • des douleurs dans les muscles (myalgies).
Quand il existe une pathologie pulmonaire concomitante, celle-ci se traduit par /
  • une toux productive (ramenant des glaires)
  • une hypoxie (diminution de la quantité d'oxygène qui est distribuée aux tissus par le sang).
Dans ce cas, il est nécessaire d'effectuer une biopsie du tissu pulmonaire ou encore un lavage des bronches et des alvéoles permettant de poser un diagnostic d'origine.

L'infection à cytomégalovirus concerne également les receveurs de greffe de rein, de poumon, de foie, etc ... Il semble que le cytomégalovirus soit le principal virus responsable de complications survenant lors des pathologies après transplantation d'organes.
Les symptômes apparaissant alors sont :
  • une fièvre
  • une hépatite
  • une pneumopathie
  • une gastrite (inflammation plus ou moins sévère des muqueuses de l'estomac)
  • une oesophagite (inflammation des muqueuses de l'œsophage)
  • une rétinite (atteinte de la membrane recouvrant le fond de l'œil = la rétine)
  • une colite (inflammation du côlon).
Le risque est maximal au cours des quatre premiers mois après la transplantation. L'utilisation de certains médicaments immunosuppresseurs comme la cyclosporine ou les globulines antithymocytes semble avoir une répercussion sur le degré de sévérité de l'atteinte