Virus de grande taille (environ 80 à 100 nanomètres), appartenant à une famille comprenant (entre autres) herpès simplex virus (HSV) ou herpès virus hominis (HVH), cytomégalovirus (CMV), virus varicelle zona (VSV), virus Epstein-Barr (EBV).
Le terme de cytomégalovirus est dû à l'apparition dans l'organisme de cellules de grande taille caractéristiques, après une infection par cette variété de virus.
Cette famille de virus se caractérise par le fait qu'ils peuvent persister longtemps à l'état latent dans les ganglions nerveux, tout particulièrement pour herpès simplex virus, varicelle-zona et le virus de l'exanthème subit (ou sixième maladie).
L'infection par cytomégalovirus est répandue dans le monde entier.
L'infection du nouveau-né est relativement courante puisqu'on a recensé 1 cas pour 100 naissances. Il n'existe néanmoins des séquelles que pour environ 1 cas pour 1000 naissances.
Le cytomégalovirus a été trouvé chez des sujets atteints de tumeurs bénignes ou malignes et tout particulièrement de sarcome de Kaposi et du sida. En effet, ce virus possède un effet immunodépresseur (il diminue les capacités de défense de l'organisme) et induit une sensibilité supplémentaire aux infections appelées opportunistes.
LocalisationLes cytomégalovirus résident dans les glandes salivaires ainsi que dans les lymphocytes B. (variété de globules blancs) pour le virus Epstein-Barr.
Ce virus peut être mis en évidence dans le sperme, l'urine, la salive, les fèces, les sécrétions situées au niveau du col de l'utérus (surtout pendant la grossesse) et dans le lait maternel.
Facteurs déclenchantsCes virus sont susceptibles de diminuer les défenses immunitaires de l'organisme suite à :
- Un traumatisme sévère
- Une émotion
- Un déséquilibre psycho-affectif important
- Une infection
- Toute raison susceptible d'être à l'origine d'une diminution des réserves énergétiques de l'organisme
Ces virus peuvent être réactivés à n'importe quel moment.
PathologiesCette famille de virus provoque des maladies plus ou moins graves suivant les individus. Ainsi, les nouveau-nés, les immunodéprimés (malades atteints du sida), les individus transplantés, les malades atteints de cancer du sang, les cancéreux, etc…, sont plus enclins que d'autres à avoir une infection.
Il semble également que certaines couches de la population développent plus facilement des infections à herpès virus que d'autres (raisons inexpliquées pour l'instant).
Ce virus peut être à l'origine de divers degrés d'infection à n'importe quel âge. Les pathologies dues à cytomégalovirus sont très variées, pouvant aller des plus simples aux plus graves (infection sans symptôme en passant par le syndrome de la mononucléose infectieuse chez l'adulte sain jusqu'à une infection disséminé chez le sujet présentant une défense immunitaire fragilisée).
Les infections causées par cytomégalovirus se développent au moment de l'accouchement ou juste après (congénitales), ou à diverses périodes de la vie.
Elles peuvent rester longtemps silencieuses ou se traduire par une fièvre, une pneumonie (atteinte des poumons), une hépatite (inflammation du foie) et chez le nouveau-né par de graves lésions cérébrales et la mort juste après l'accouchement.
Le Pneumocystis Carinii et le cytomégalovirus sont souvent associés dans certaines infections survenant chez des patients immunodéprimés atteints d'une forme sévère de pneumonie interstitielle. Il s'agit d'une variété de pathologie pulmonaire se caractérisant par une alvéolite (inflammation des alvéoles) pouvant guérir ou évoluer vers un durcissement du tissu de soutien de l'appareil pulmonaire.
TransmissionElle se fait entre autres par l'intermédiaire d'une transfusion sanguine massive, d'une transplantation d'organe, par un rapport sexuel (notamment homosexuel).
Une transmission a été mise en évidence chez des enfants dans les crèches et entre des nourrissons infectés, leur mère enceinte et le fœtus qu'elle portait. Mais le virus ne se transmet pas facilement par un contact occasionnel, et sa transmission nécessite un contact étroit, prolongé et répété.
D'après Martin S. Hirsch (dans le new England J Med), quand un enfant infecté introduit le cytomégalovirus dans un foyer, 50 % des membres réceptifs de la famille se contaminent dans les six mois suivants.