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Cornée

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Traitement

Le traitement des atteintes cornéennes est dépendant de de l'atteinte de la couche cellulaire concernée.
  • En cas d'atteinte de l'épithélium, le traitement fait appel à des médicaments anti-infectieux locaux, des molécules permettant la cicatrisation de la cornée et des collyres cycloplégiques (en présence de douleurs importantes, ils ont pour but de mettre le corps ciliaire au repos). Le corps ciliaire est la partie épaissie de la membrane vasculaire de l'œil ressemblant à un anneau (vu en coupe), de forme triangulaire et  intermédiaire entre la choroïde et l'iris. La choroïde est la membrane mince située entre la sclérotique et la rétine.
  • En cas d'atteinte du stroma, le traitement fait appel aux anti-inflammatoires locaux. En présence de collection liquidienne (oedème), la kératoplastie (greffe) est quelquefois nécessaire.
  • En cas d'atteinte de l'endothélium, il est nécessaire d'avoir recours à la kératoplastie.
  • En présence de certaines malformations congénitales, il est parfois possible d'intervenir chirurgicalement (pour traiter une mégalocornée par exemple).
  • La greffe de la cornée qui est appelée également kératoplastie transfixiante consiste à remplacer une partie de la cornée malade dans l'ensemble de son épaisseur. Ceci se pratique le plus souvent à la suite de traumatismes ou de malformations de nature congénitale ou encore d'affections de nature inflammatoire ou infectieuse (abcès, herpès). Le greffon est prélevé par transplantation sur le globe oculaire à partir d'un cadavre. Ensuite, il est suturé après avoir procédé à la trépanation dans l'oeil du receveur. Il s'agit d'une intervention relativement courte (à peu près 30 minutes). Les suites opératoires ne posent pas de problème particulier et le patient récupère sa vision assez rapidement et de manière définitive, à condition qu'il ne présente pas de rejet de la greffe. La problématique majeure en ce qui concerne la greffe de la cornée est l'attente nécessaire pour recevoir un greffon. Celle-ci est susceptible de durer deux ans. La deuxième problématique concerne les trafics d'organes, trafic parallèle diminuant d'autant le délai d'attente. La troisième problématique concerne les familles qui, le plus souvent, s'oppose aux prélèvements sur une personne venant de mourir.