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Coma (généralités)

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Consultation médecin

  • Les stimulations douloureuses constituent de la première partie de l'examen neurologique. La pression sur les ongles ou sur le nerf sus-orbitaire est classiquement employée à cet effet. Les réponses à la stimulation douloureuse (au fait de faire mal) sont variables selon le degré de coma.
  • L'examen des globes oculaires, et plus particulièrement des paupières, montre que celles-ci sont fermées ce qui traduit un relâchement des muscles qui permettent habituellement de relever la paupière supérieure.
    • Quand la fente palpébrale (espace entre les deux paupières) n'est pas complètement fermée, cela est quelquefois le témoin d'une lésion du nerf facial.
    • L'ophthalmoplégie, c'est-à-dire la paralysie de l'œil, s'observe quand il existe une hémorragie située en dessous de l'arachnoïde.
    • Des clignements spontanés des paupières sont la traduction d'un restant de fonctionnement de la réticulée (voir ci-dessus). Si le clignement des paupières persiste chez un individu,  cela traduit que son cerveau (et plus précisément son cortex) est encore actif.
    • Une mydriase (dilatation des pupilles) traduit une lésion de la troisième paire crânienne ou du mésencéphale. Le mésencéphale est la partie moyenne de l'encéphale, au-dessus du pont (le pont étant la région proéminente du tronc cérébral) comprise entre le mésencéphale et le bulbe rachidien. Une légère mydriase peut également être le reflet d'une intoxication par des benzodiazépines, des barbituriques ou de façon générale des hypnotiques (somnifères). Une mydriase des deux cotés (bilatérale) traduit une intoxication par une substance appelée anticholinergique.
    • Un myosis (pupilles rétrécies) traduit une lésion de l'hypothalamus
    • Une abolition du réflexe photomoteur (rétréécossement des pupilles face à la lumière) traduit une lésion du tegmentum mésencéphalique
    • Les deux pupilles petites, de même diamètre et réagissant, traduisent un coma dû à une intoxication ou à un trouble du métabolisme (trouble important de la glycémie).
    • Une inégalité des pupilles traduit la survenue d'un processus très localisé (par exemple un hématome situé en dessous de la dure-mère), la mydriase (pupille dilatée) correspondant au côté lésionné.
  • Un patient présentant des spasmes des quatre membres associés à une rigidité du rachis cervical (cou) avec les maxillaires (mâchoire) serrés présente sans doute une rigidité de décélération. Celle-ci est due à des lésions du tronc cérébral (située au-dessus de la moelle épinière) excepté les noyaux vestibulaires.
  • L'étude de la respiration permet de mettre évidence une pathologie de type Cheyne-Stokes dont l'origine est une lésion du diencéphale ou du mésencéphale supérieure.
    • La respiration de type Kussmaul indique qu'il existe une atteinte de la protubérance annulaire inférieure.
  • L'examen de la peau montre quelquefois la présence de plaques de type urticaire.
    • Une coloration rouge de la peau ressemblant à la scarlatine peut être le témoin d'une éventuelle intoxication par les barbituriques.
    • La présence de purpura (écoulement anormal de sang au niveau de la peau ou des muqueuses : celles-ci sont parsemées de petites taches rouge vif ou bleuâtres) peut révéler une méningite cérébro-spinale.
    • Une éruption quelconque (comme un herpès autour des lèvres) peut également mettre sur la voie.


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