Bradycardie
Traitement
Le traitement dépend de l'affection en cause (étiologie). Il faut néanmoins garder en mémoire que certaines bradycardies sont physiologiques et ne nécessitent donc pas de traitement : c'est le cas entre autres d'une bradycardie modérée ou d'installation progressive. Ce ralentissement du rythme cardiaque nécessite un traitement quand il devient excessif ou de survenue brutale, pouvant alors entraîner une fatigue importante, des malaises ou une syncope (perte de connaissance). Quelquefois, la suppression des médicaments à l'origine de la bradycardie insuffisante.
Dans certaines pathologies, et plus particulièrement dans le syndrome de bradycardie-tachycardie, le traitement médicamenteux est utile en début d'évolution, quand les épisodes de tachycardie sont prédominants. Il s'agit d'antiarythmiques et quelquefois d'anticoagulants (recommandés) même après la pose d'un stimulateur.
Une bradycardie dite sinusale nécessitera simplement (et uniquement pour certains patients) l'administration de dérivés de l'atropine.
La bradycardie due au bloc auriculo-ventriculaire (absence de passage entre les oreillette et ventricule) nécessite le plus souvent la pose d'un stimulateur cardiaque. L'électrosystolique de Duchenne et de Boulogne, améliorée par Zoll en 1952, est un des moyens de rendre artificiellement un rythme cardiaque normal. Il s'agit du déclenchement artificiel des contractions du cœur par l'utilisation d'impulsions électriques envoyées rythmiquement à celui-ci. Cette technique est utilisée comme thérapeutique de la bradycardie secondaire à un bloc auriculo-ventriculaire et à un syndrome d'Adam-Stokes.
Dans un service spécialisé (cardiologie, urgence, réanimation), l'utilisation d'un stimulateur appelé pacemaker constitue une source d'énergie provenant de l'extérieur du corps qui comprend des électrodes appliquées sur la peau du thorax. Quelquefois, celles-ci sont introduites directement dans le ventricule droit en effectuant un cathétérisme.
Si l'on désire obtenir un traitement permanent, on utilise alors un stimulateur de petite dimension qui est implanté dans la paroi du thorax ou de l'abdomen avec des électrodes fixées à la surface du cœur (pour le spécialistes : il s'agit d'un entraînement épicardique). Quelquefois, des électrodes sont positionnées dans une sonde qui est placée le plus souvent dans les cavités droites du cœur (il s'agit alors d'un entraînement endocavitaire).