Avaler (difficulté à)
Consultation médecin
L'examen et l'interrogatoire du patient
Ils doivent permettre le diagnostic dans environ 80 % des cas.
Une dysphagie transitoire de courte durée est peut-être due à un processus inflammatoire.
Une dysphagie survenant par épisodes aux aliments solides et existant depuis de nombreuses années est généralement le résultat d'une maladie bénigne comme un anneau oesophagien inférieur.
Une dysphagie survenant pendant l'absorption d'aliments solides oriente vers une dysphagie d'origine mécanique avec une diminution du calibre de l'œsophage. Dans ce cas, l'absorption de liquide facilite le passage des aliments « coincés ».
Une dysphagie qui concerne les aliments solides et liquides oriente vers une diminution du calibre de l'œsophage déjà évoluée.
Quand le passage des aliments solides ou liquides survient dès le début la dysphagie, cela traduit un problème moteur lié à l'achalasie ou à des spasmes diffus de l'œsophage.
La position du malade est également importante à considérer. En effet, lors de la sclérodermie, la dysphagie au cours de l'absorption de liquides est influencée par la position debout et inversement pour l'absorption de solides.
Une dysphagie progressive depuis quelques semaines ou quelques mois peut être le résultat d'un cancer (carcinome) de l'œsophage.
En présence d'un hoquet, il faut rechercher une lésion de la portion distale (terminale) de l'œsophage.
Lors de l'examen, l'auscultation peut déceler un sifflement au niveau des poumons qui peut être associé à une dysphagie et traduire l'existence d'une tumeur du médiastin (zone où se situe le cœur entre les deux poumons).
Une douleur dans le thorax accompagnée d'une dysphagie traduit quelquefois des spasmes de l'œsophage ou des troubles neurologiques.
L'examen du patient doit porter sur la langue, une difficulté à parler, des contractures la mâchoire. Il est nécessaire d'éliminer une augmentation de volume de la partie antérieure du cou (en avant) pouvant traduire la présence d'un goitre (problème thyroïdien).
Il faut également éliminer une anomalie vertébrale, susceptible d'influer sur le bon fonctionnement de l'œsophage.
Une diminution du volume (atrophie) de la langue ainsi des mouvements diminués de celle-ci peuvent également orienter le diagnostic vers une atteinte neurologique.
Quelquefois, une glossite (inflammation de la langue) due à une carence en vitamines D (glossite de Hunter) peut expliquer une dysphagie.
L'examen des extrémités des membres peut permettre de mettre en évidence une sclérodermie ou d'autres maladies auto-immunes (pemphigoïdes, épidermolyse bulleuse qui sont susceptibles de toucher également l'œsophage).