La
cavité de l'articulation est remplie d'un liquide : le liquide synovial délimité par une membrane synoviale qui sécrète ce liquide. Les surfaces osseuses qui s'articulent les unes sur les autres sont recouvertes de cartilage constitué lui-même de chondrocytes (cellules composant le tissu cartilagineux).
Le
liquide synovial et le cartilage ont pour rôle de faciliter le glissement des surfaces articulaires.
La
membrane synoviale est une membrane tapissant l'intérieur de la capsule des articulations. Elle est constituée d'une enveloppe de nature fibreuse qui permet, avec les ligaments, de maintenir les deux surfaces articulaires en contact l'une avec l'autre. Elle comporte également des replis que l'on appelle des franges qui contiennent un liquide qui ressemble à du blanc d'œuf, la synovie ou liquide synovial. Ce liquide synovial, transparent et filant, est sécrété par la membrane synoviale elle-même. Il sert de lubrifiant aux surfaces articulaires et facilite ainsi leur glissement lors des mouvements.
La
synovie est constituée d'eau, de sels minéraux et de protéines. En l'absence d'atteinte articulaire, si l'on procède à un
prélèvement du liquide synovial, celui-ci ne contient pas de cellules pathologiques. D'autre part, on parle d'épanchement de synovie pour désigner une hydarthrose. En fait, ce terme est impropre car le liquide de ces épanchements est parfois de nature inflammatoire et peut alors contenir des cellules, comme par exemple des leucocytes nécrosés (des globules blancs morts), autrement dit du pus. La synovie est peu innervée, c'est la raison pour laquelle les douleurs survenant au cours des rhumatismes proviennent essentiellement de la distension de l'articulation, de la capsule articulaire et des ligaments. La composition chimique du liquide synovial est identique à celle du plasma sanguin (partie liquidienne du sang) et contient une variété de protéine associée à un sucre : les mucopolysaccharides. Habituellement (quand il n'existe pas de pathologie), ce liquide ne contient que les éléments suivants:
Eau.
Sels minéraux.
Protéine.
On constate par ailleurs l'absence de cellules pathologiques.
La
capsule articulaire permet de maintenir la cavité de l'articulation et le contact entre les deux extrémités des os de cette articulation. Cette capsule est constituée de fibres de collagène (variété de protéines relativement solide et élastique) associées à d'autres fibres : les fibres élastiques (également constituées d'une autre variété de protéines).
Des
ligaments entrent également dans la constitution d'une articulation. Leur nature est la même que celle des capsules mais plus rigide et plus fibreuse donc moins élastique. Les ligaments sont innervés et sont donc sensibles à la douleur.
Au sein d'une articulation, les contraintes sont particulièrement importantes. Il s'agit :
- Des pressions excessivement intenses en ce qui concerne les articulations des membres inférieurs et du rachis (colonne vertébrale). L'usure du cartilage est le résultat d'une mauvaise répartition des pressions. Ce phénomène est également susceptible d'engendrer une condensation osseuse plus ou moins délétère avec le temps, nécessitant quelquefois une correction par intervention chirurgicale. Un exemple de pression particulièrement importante est celle qui règne au sein de l'articulation de la hanche. Quand un individu est en appui unipodal (sur un seul pied), le bassin qui reste horizontal, engendre une pression énorme. En effet, dans ces conditions, la tête fémorale supporte alors quatre fois le poids du corps environ (270 à 320 kg par centimètre carré chez un sujet non obèse). Au cours de la marche, cette pression peut atteindre six fois le poids du corps et 10 fois le poids du corps au moment de la course à pied.
- Les tractions ont tendance à éloigner les surfaces articulaires entre elles. C'est la capsule qui s'oppose à cette écartement, dislocation de l'articulation. Les ligaments et les muscles situés en périphérie de l'articulation ainsi que la pression qui règne à l'intérieur de l'articulation jouent également un rôle de protection contre les tractions. De façon générale, la traction est légèrement négative, se situant autour (pour les spécialistes) de 3 à 20 mbar. Les pressions sont particulièrement intenses au niveau des membres supérieurs et ont tendance à engendrer des fatigues concernant certaines professions.
- Les torsions sont plus présentes dans certaines articulations, c'est le cas entre autres du rachis. Dans certains cas, les torsions engendrent des fractures de type spiroïde (fracture spiroïde de Gerdy, fracture hélicoïdale de Gosselin).