Arthrose
Causes
Les arthroses secondaires (dont on connaît l'origine) peuvent être dues à :
Des traumatismes à répétition d'une intensité plus ou moins forte
Des antécédents familiaux
Une inégalité de longueur des membres
Une déformation
Une laxité (élasticité) ligamentaire trop importante
Un métabolisme (fonctionnement au sens large) osseux défectueux
Un taux excessif de cuivre dans le sang
Différentes maladies héréditaires
Des maladies endocriniennes (dérèglements hormonaux) comme l'hyperparathyroïdie (excès de sécrétion d'hormone parathyroïdienne dans le sang)
Un diabète sucré (taux trop élevé de sucre dans le sang)
L'obésité
L'hypothyroïdie (insuffisance de sécrétion de la glande thyroïde)
L'hémochromatose (taux trop élevé de fer dans le sang)
Une maladie entraînant des dépôts de calcium
Des antécédents de fracture
Une infection
La goutte
La polyarthrite rhumatoïde
La maladie de Paget
L'arthropathie nerveuse
Des maladies rares de type Kashin-Beck
La maladie de Mseleni
Des engelures
Une maladie touchant l'hémoglobine (hémoglobinopathies).
De cette longue liste, il faut essentiellement retenir la notion de traumatisme important et de surmenage articulaire qui sont les deux facteurs essentiels de risques de survenue d'arthrose. Il faut également ajouter à ceci une diminution de l'activité physique à l'origine d'une baisse du débit sanguin des muscles et donc d'un déficit d'oxygénation du cartilage et des surfaces osseuses supportant ce cartilage. C'est la raison pour laquelle une activité sportive minimum est nécessaire pour maintenir le plus longtemps possible un métabolisme (fonctionnement au sens large du terme) le plus normal possible du cartilage (voir traitement). D'autre part, l'instabilité d'une articulation peut constituer à elle seule une cause de détérioration du cartilage. Enfin, une longue étude effectuée aux États-Unis a permis de démontrer que chez les individus qui étaient socialement isolés et qui présentaient une arthrose, des appels téléphoniques réguliers par un interlocuteur entraîné se sont montrés aussi efficaces que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (sans cortisone) quant à la réduction de la douleur. Ceci souligne l'importance des facteurs psychologiques et sociaux dans la survenue des douleurs de l'arthrose.