L'artérite correspond plus spécifiquement à une dégénérescence de la paroi artérielle entraînant des modifications de structure de celle-ci à type de sténose (diminution du calibre de l'artère : la lumière artérielle).
La lésion est susceptible de concerner les différentes tuniques de la paroi artérielle, c'est-à-dire l'intima (entraînant une endartérite), la média (donnant la mésartérite), ou l'adventice (source de périartérite).
Quelquefois, la lésion concerne les trois tuniques à la fois : il s'agit alors d'une panartérite.
Quand la lésion est limitée à un seul vaisseau, comme c'est le cas dans l'artère temporale de la maladie de Horton ou dans l'artère rétinienne (artérite rétinienne), ou quand la lésion intéresse une ou plusieurs portions d'un vaisseau, on parle de périartérite noueuse.
Le pocessus a pour résultat la formation anormale de caillots susceptibles d'emboliser (migration du caillot) un autre territoire artériel ou un autre segment de l'artère elle-même.
Les conséquences de ce processus sont la survenue d'infarctus (nécrose, mort d'une zone tissulaire d'un organe, comme par exemple le cœur). Cette nécrose a une évolution dramatique quand il s'agit d'un organe essentiel comme le cœur le cerveau.
L'artériopathie oblitérante des membres inférieurs est l'obstruction des artères des jambes liée à une altération des parois constituant les vaisseaux concernés. Cette altération est le résultat le plus souvent de dépôts de graisse. Ce processus porte le nom d'athérosclérose. Il entraîne un épaississement et la formation de caillots associés à un rétrécissement puis à une occlusion de la lumière artérielle (oblitération du passage laissant passer le sang à l'intérieur de l'artère). Il existe d'autres facteurs aggravants, le tabac en est un.
L'artériopathie oblitérante des membres inférieurs concerne environ 600 000 personnes en France. Elle est responsable d'autre part d'un grand nombre d'amputations chaque année, soit environ 5000.
Les symptômes présentés par le patient sont (liste non exhaustive) :
- Une claudication intermittente (boiterie).
- Des crampes (généralement située au niveau du mollet). Celles-ci sont douloureuses et surviennent au moment de la marche, ce qui oblige le patient à s'arrêter. Ces crampes réapparaissent toujours au bout de la même distance de marche. Quand cette distance se réduit, cela signifie que l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs est sévère.
- Des douleurs quand le patient est en position couchée. Généralement ces douleurs sont soulagées quand le patient se met en position jambes pendantes.
L'examen du patient montre une diminution des pouls voire une abolition de ceux-ci.
Les examens complémentaires et plus précisément ceux utilisant les ultrasons comme l'échographie-doppler permettent de visualiser la circulation du sang dans les artères et d'apprécier le passage à l'intérieur de celles-ci. L'artériographie c'est-à-dire l'examen qui consiste à injecter un produit qui opacifie les artères, permet de visualiser celles-ci sur les radios. Quand le patient doit être opéré il est nécessaire de lui faire faire une artériographie préalablement.
L'évolution de cette affection se fait essentiellement vers des complications concernant la peau. Ceci est le résultat d'une circulation de mauvaise qualité susceptible d'aboutir à la formation d'ulcères de jambes voire à la perte des orteils quand les tissus ce nécrosent (mort) à cause de l'absence d'irrigation faisant suite à un arrêt brutal de la circulation au niveau de la jambe.
Quand il n'existe pas de possibilité de contrôle des facteurs de risque, et le tabac en est un, l'évolution se fait inexorablement vers une amputation (section de la partie du membre non irriguée). Généralement celle-ci est répétitive et de plus en plus haut.
Le traitement consiste à supprimer bien entendu les facteurs de risque (tabac, excès de lipides, hypertension artérielle, diabète).
Le patient doit s'astreindre à effectuer des marches quotidiennement.
Certains médicaments sont utilisés pour limiter la formation de caillots (aspirine). D'autres permettent de dilater les artères (vasodilatateurs), il s'agit essentiellement du Torental et du Praxilène.
Certains patients nécessitent une intervention chirurgicale dont le but est de désobstruer les artères en passant par exemple un ballonnet que l'on va dilater. Dans certains cas il est nécessaire de contourner la partie de l'artère qui est bouchée, il s'agit d'un pontage. En cas de nécrose des tissus à cause du déficit circulatoire, l'amputation est pratiquée.