Alcool (effets sur le système nerveux central)
Evolution de la maladie
Évolution des signes neurologiques chez l'alcoolique chronique
Environ 1% des patients intoxiqués par l'alcool ont, en plus, des problèmes de malnutrition et développent une dégénérescence cérébelleuse (destruction progressive du cervelet), se traduisant par des troubles de l'équilibre en position verticale ou à la marche et quelquefois un nystagmus (mouvements involontaires d'oscillation de faible amplitude et de rotation du globe oculaire).
Progressivement, les alcooliques présentent des problèmes cognitifs (ensemble des mécanismes psychologiques dont le but est la connaissance) associés à une altération de la mémoire.
On a remarqué qu'après une abstinence d'environ 1 an, il existait une évolution favorable des structures du système nerveux central (voir examens complémentaires). Néanmoins, dans quelques cas, on retrouve une atteinte permanente et irréversible du système nerveux central que l'on appelle la démence alcoolique. Cette démence alcoolique n'est pas forcément due à l'imbibition alcoolique chronique mais sans doute aux carences nutritionnelles que subissent le plus souvent les alcooliques livrés à eux-mêmes.
En ce qui concerne les signes purement psychologiques, on a décrit des tristesses intenses pouvant durer des semaines, voire des mois, après une période de consommation importante d'alcool. Ces signes sont parfois associés à une anxiété et à une agitation motrice qui persiste quelquefois longtemps après le sevrage. Des signes d'hallucinations et de délire de persécution ont également été décrits.