Aiguille
Technique médicale
Il existe un grand nombre de variétés d'aiguilles pour injecter un médicament, en relation directe avec leur taille.La plus petite d'entre elles est l'aiguille de mésothérapie, de couleur grise ou blanche, dont il existe deux longueurs (0,4 et 0,6 mm) pour le même diamètre.
L'aiguille pour injection intradermique est courte (1,5 cm).L'aiguille pour injection sous-cutanée, c'est-à-dire hypodermique, de couleur orange, est un peu plus longue puisqu'elle atteint une longueur de 2,5 à 3 cm.L'aiguille pour injections intraveineuses, de couleur bleue, possède un biseau court et mesure environ 4,5 à 5 centimes de long.
L'aiguille pour injections intramusculaires, de couleur verte, possède un biseau long et mesure de 7 à 10 cm.L'aiguille pour prélèvement des biopsies ou pour effectuer des mélanges médicamenteux mesure environ 10 à 12 cm et est de couleur rose.
Certaines aiguilles servent à effectuer une ponction (prélèvement) et sont alors munies d'un mandrin qu'il est possible de retirer pour prélever ou laisser s'écouler un liquide. Ces aiguilles sont de longueur et de diamètre variables selon le type de ponction que l'on désire effectuer mais présentent toutes un biseau court. D'autres aiguilles sont utilisées pour effectuer des soins ou pour procéder à des examens complémentaires.
Le médecin acupuncteur utilise des aiguilles jetables à usage unique qui ne sont pas creuses. Il en est de même pour l'auriculothérapie qui permet d'obtenir une stimulation de l'oreille par des aiguilles ou par la stimulation électrique.
La curiepuncture (en anglais interstitial irradiation), appelée également radiumpuncture, est le traitement de certains cancers par utilisation d'une aiguille qui contient du radium et que l'on injecte dans la tumeur.
Certaines aiguilles sont utilisées pour obtenir le dermographisme douloureux, appelé également réflexe de Muller, dû à une perturbation de fonctionnement du système nerveux local au niveau de la peau. Il s'agit l'apparition d'une coloration rouge (rubéfaction) de la peau obtenue en traçant à la surface celle-ci une raie avec la pointe d'une aiguille. Le médecin obtient une bande de coloration qui d'autre part est douloureuse. La trace dépasse parfois largement la ligne faite par l'aiguille.
Les aiguilles sont également utilisées en chirurgie pour coudre, c'est-à-dire suturer une plaie ou rapprocher les tissus constituant un organe. Ainsi, l'aiguille de Reverdin est montée sur un manche et possède sur le côté de la pointe une encoche susceptible d'être transformée en trou par une tige métallique mobile.
D'autres variétés d'aiguilles sont utilisées pour effectuer ce que l'on appelle le prick test. Cet anglicisme signifie piqûre d'aiguille, test, épreuve. Il s'agit d'un examen destiné à rechercher une sensibilité particulière appelée hypersensibilité immédiate, sorte de réaction allergique de l'individu. Cette variante de la cuti-réaction est obtenue en piquant la couche superficielle de la peau, c'est-à-dire l'épiderme, à la partie avant (antérieure) de l'avant-bras en utilisant une aiguille dont la pointe est très courte, à travers une goutte de solution contenant des allergènes, autrement dit des substances susceptibles de déterminer une allergie.
La galvanopuncture, appelée également électropuncture, consiste à implanter des aiguilles dans un organe. À travers ces aiguilles, on fait passer une petite quantité de courant électrique continu et sous basse tension. Il s'agit d'une forme d'acupuncture associée à une stimulation électrique.
Les aiguilles servent également à un phénomène électrique. Ainsi, au cours de l'électrocochléogramme (qui consiste à obtenir une courbe enregistrée grâce à l'analyse des phénomènes électriques qui apparaissent dans la cochlée au moment de stimulation sonore : l'électrocochléographie), on utilise des aiguille-électrodes qui permettent de recueillir des potentiels (sorte de petites quantités d'électricité) qui apparaissent dans la cochlée et témoignant du fonctionnement des cellules de Corti et de celles du nerf auditif. Il s'agit là d'un moyen d'explorer les fonctions auditives. La cochlée est l'organe neurosensoriel se trouvant dans le labyrinthe, c'est-à-dire l'oreille interne. Plus précisément, il s'agit de la partie antérieure du labyrinthe osseux. La cochlée contient les cellules neurosensorielles à partir desquelles les vibrations sonores sont transformées en stimuli nerveux (potentiel d'action neurologique) qui seront transmis au cerveau et interprétés comme les sons. Le terme cochléaire désigne ce qui se rapporte à la cochlée et par extension à l'audition. C'est ainsi que l'on parle d'un examen cochléaire pour désigner l'examen de l'audition.
La cytoponction consiste à effectuer un prélèvement en utilisant une seringue munie d'une aiguille très fine. Celle-ci s'effectue au niveau d'un organe ou plus précisément d'un tissu (ensemble de cellules constituant ce tissu). L'échantillon ainsi prélevé est ensuite déposé sur une lame de verre puis on procède à la coloration et à l'examen de celle-ci au microscope.