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Énurésie

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Traitement

Il passe par une phase d'évaluation pendant laquelle il est nécessaire d'apprécier avec le plus d'exactitude possible la « qualité » de la vie de l'enfant.

Il est également nécessaire de se faire une idée sur les capacités de l'enfant à participer au traitement qui va être mis en place.

Il est avant tout nécessaire de placer l'enfant dans une ambiance « soft » en contre-indiquant le plus possible les mesures répressives et la suppression des couches (le docteur MH. Le Heuzey, parle de maladaptations éducatives). Il faut absolument proscrire les punitions, la suppression des boissons, tout type de régime, les sédatifs.

La participation de l'enfant passe par la notation qu'il doit faire de ses mictions (à chaque fois qu'il urine) sur un calendrier où il va consigner les heures des mictions pendant la journée et pendant la nuit et ceci durant un mois. Il semble que dans environ 20 % des cas, le simple fait de faire prendre conscience à l'enfant en le faisant participer de cette façon permet la disparition de l'énurésie.

Pour certains, si ce qui précède n'est pas efficace, il est conseillé d'utiliser un système d’alarme sonore (pipi stop) dont le but est de réveiller l'enfant au moment où il urine afin de le conditionner (prise de conscience du besoin). Pour certains, il s'agit de la technique la plus efficace, mais pas pour tous.

La prescription de médicaments (Desmopressine par le nez) ou l'utilisation d'antidépresseurs (de plus en plus rarement) appelés tricycliques (Anafranil, Tofranil) peut être efficace mais ce sont de médicaments dangereux (risque d’intoxication).

En cas d'énurésie diurne (pendant la journée), certains préconisent des anticholinergiques (chlorhydrate d'oxybutinine). Il semble que les anticholinergiques puissent être essayés sans inconvénient et s’avérer efficaces essentiellement quand il existe une instabilité de la vessie, ceci étant détecté grâce à un examen urodynamique (enregistrement grâce à la pose d'électrodes dans les sphincters anal et urétral) qui est un examen relativement lourd. D'autre part, il faut savoir qu'avec l'utilisation de ces médicaments, il existe un effet de rebond (l'enfant se remet à uriner parfois de façon plus importante qu'avant le traitement).

Les méthodes de type comportementales ou cognitivo-comportementales (il s’agit en quelque sorte de modifier les habitudes de l'enfant) semblent apporter d'excellents résultats. Néanmoins, ces techniques doivent être manipulées avec précaution étant donné le risque d'effets secondaires de ce « tutorat ».