A sa phase de début, l’éléphantiasis se caractérise par un œdème prenant le godet (la pression du doigt laisse un petit creux dans la peau).
Puis l’œdème durcit et s’accompagne d’un épaississement des tissus situés sous la peau (hyperkératose, accentuation des cellules de kératine) avec une fissuration de la peau et des modifications de celle-ci qui vont en se développant de plus en plus.
Une surinfection due à des bactéries est susceptible de survenir sur ces tissus dont la vascularisation n’est pas bonne.
L’aggravation de l’insuffisance de circulation de la lymphe dans ces vaisseaux peut être à l’origine d’une augmentation de pression susceptible d’aboutir à la rupture des conduits lymphatiques des reins. Ceci a pour conséquence la présence de lymphe et de liquide graisseux (chyle) dans les urines (chylurie) intermittente et plus importante le matin.
L’éléphantiasis est susceptible de persister mais peut également régresser lentement et partiellement.