Infarctus du myocarde (définition et symptômes)

Latin : participe passé du verbe infarcire qui signifie remplir, farcir.

Définition 

Un infarctus du myocarde (muscle cardiaque) correspond à la destruction d'une partie plus ou moins importante du muscle cardiaque suite à l'oblitération par une thrombose (formation d'un caillot) d'une artère coronaire permettant habituellement l'irrigation (flux coronarien) du myocarde. Cette affection, appelée nécrose ischémique, touche environ 180 000 à 200 000 personnes par an en France, et plus 2,8 millions aux Etats-Unis. L'infarctus du myocarde atteint plus souvent les hommes que les femmes et généralement avant 60 ans. Le taux de mortalité est d'environ 5 à 8 %. Le terme infarcissement quant à lui (en anglais infarction) désigne la formation d'un infarctus dans un organe.

Généralités 

Ce terme désigne le territoire qui est normalement irrigué par le sang et où l'on constate un arrêt de cet apport sanguin par la circulation. Si à la suite de la mort de ce tissu une infection microbienne n'intervient pas tout de suite (phénomène septique), on assiste à une infiltration (pénétration) du tissu en question par une collection de sang. En ce qui concerne le myocarde (c'est-à-dire le muscle cardiaque proprement dit) la nécrose (mort) secondaire à l'absence d'oxygénation des cellules composant ce muscle aboutit à la libération dans le sang d'enzymes qui à leur tour détruisent les tissus proches de la lésion. Ces enzymes sont d'ailleurs dosées dans le sang du patient.

Classification 

Certains patients présentent un syndrome de Shillingford (en anglais Shillingford's syndrome) correspondant à une diminution du rythme cardiaque, c'est-à-dire une bradycardie dont l'origine est liée au système nerveux autonome : il s'agit d'une bradycardie vagale. Celle-ci est transitoire et survient quelquefois au début de l'infarctus du myocarde. Elle semble être d'origine réflexe, et due à la diminution voire l'abolition de l'oxygénation du myocarde (anoxie).Une autre variété d'infarctus est celle de l'ischémie myocardique silencieuse (en anglais silent myocardial ischaemia) : il s'agit d'une mise en évidence d'une ischémie du muscle cardiaque (diminution de l'arrivée sanguine du myocarde) par observation de la négativation passagère de l'onde T au cours de l'électrocardiogramme. Cette ischémie myocardique silencieuse survient en dehors de toute angine de poitrine et s'observe quand un individu effectue une épreuve d'effort ou lors d'un enregistrement de l'électrocardiogramme de longue durée comme le Holter. Ceci survient chez des patients présentant une insuffisance de circulation coronarienne ayant eu ou pas un infarctus du myocarde. Signalons que ces patients ne ressentent pas toujours des douleurs de type angineuse.Chez certains patients, l'ECG ne montre pas d'anomalie et, comme nous l'avons précisé en introduction, ces patients ne présentent par ailleurs aucun symptôme. C'est seulement les dosages répétés des enzymes cardiaques (voir bilan biologique) qui permettent de porter le diagnostic avec certitude. Ce mécanisme est spécifique des personnes âgées de plus de 75 ans. Passé cet âge, la douleur habituellement localisée dans le thorax n'est présente que chez environ 35 % des patients. Tout ceci pose le problème de la prise en charge rapide et du retard diagnostique qui rend parfois inutile les gestes thérapeutiques d'urgence tels que la reperfusion précoce.Les formes indolores représentent environ 25 % des infarctus. Au cours de cette variété, les patients ne présentent aucun symptôme : on parle d'infarctus muet. Chez les personnes âgées, on constate par exemple un simple malaise temporaire. Quelquefois, ce sont d'autres symptômes comme une baisse de la tension artérielle, une difficulté à respirer (dyspnée), des transpirations, une accélération ou un trouble du rythme cardiaque. Ce type d'infarctus peut également se manifester par une aggravation violente d'insuffisance cardiaque, d'une lésion valvulaire ou par un oedème du poumon (pour les spécialistes présence de râles bulleux).L'infarctus du ventricule droit est le plus souvent dû à un déficit de passage sanguin dans l'artère coronaire droite secondaire à une occlusion (fermeture) de façon proximale. Cette variété d'infarctus se retrouve dans environ 35 % des nécroses (destruction) de la partie inférieure du cœur.

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