Hémorragie nasale

Ecoulement de sang par le nez.

Les hémorragies nasales sont particulièrement fréquentes chez les jeunes gens, mais beaucoup d’adultes en ont également.
Les hémorragies nasales sont particulièrement fréquentes chez les jeunes gens, mais beaucoup d’adultes en ont également.

Causes (liste non exhaustive)
Elles sont nombreuses et dues soit à une maladie localisée, soit à une maladie systémique (touchant l’organisme dans son ensemble).

1) Les plus fréquentes sont dues à :

  • Une infection faisant suite à un rhume banal, une rhinite (inflammation du nez) ou une sinusite.

  • L’assèchement de la muqueuse nasale : c’est le cas par exemple d’un enfant dormant dans une pièce trop sèche (présence de radiateurs électriques).

  • Un corps étranger : c’est souvent le cas chez le jeune enfant qui rentre dans une de ses narines un jouet, une perle ou une petite pierre (entre autres). Le corps étranger passe souvent inaperçu pendant plusieurs jours voire quelques semaines. Puis, une infection et une inflammation se développent, provoquant un écoulement d’une seule narine, accompagné de pus (coloration jaune verte). Le liquide présente par ailleurs une odeur nauséabonde.

  • La prise de médicaments anticoagulants comme l’aspirine ou un anti-inflammatoire non stéroïdien (ne contenant pas de cortisone), ou encore la warfarine.

  • Un traumatisme dû à la pénétration des doigts, des contusions ou plus rarement une fracture du nez.

  • Des polypes nasaux (tumeurs bénignes) : cette variété de tumeur est susceptible de saigner après mouchage, elle s’accompagne d’une perte de l’odorat, d’un écoulement de glaire, d’une sinusite et d’une obstruction du nez.

  • Une hypertension artérielle : ce syndrome s’observe essentiellement chez les personnes à partir de 50 ans. Il survient généralement chez un individu ne souffrant pas d’autres pathologies. Dans ce cas, l’hémorragie a une origine postérieure (se situant au niveau du méat : ouverture inférieure), elle est le plus souvent difficile à arrêter. Le saignement nécessite la ligature de l’artère maxillaire interne ou de ses branches, ou encore le tamponnement (application de gaze stérile ou d’une mèche) de la partie arrière des cavités nasales.

  • Une artériosclérose (durcissement des parois des vaisseaux)

    2) Plus rarement :

  • Une leucémie

  • Un cancer du nez : il s’associe à un écoulement nasal, une obstruction du nez, des douleurs dans les dents, une sinusite et dans certains cas, à des modifications du volume des yeux, des troubles de la vue ainsi qu’une augmentation de volume des ganglions de voisinage. Le saignement nasal n’est pas un symptôme significatif du cancer du nez.

  • Une thrombopénie (diminution du nombre des plaquettes)

  • Une affection hépatique (pathologie du foie)

  • Une coagulopathie héréditaire (maladie du sang touchant les capacités de coagulation sanguine)

  • Un syndrome de Rendu-Osler-Weber (télangiectasie hémorragique héréditaire), appelé également angiomatose hémorragique familiale, maladie de Rendu-Osler, angiomatose héréditaire hémorragique, angéite familiale, angiomatose familiale, telangiectasia hereditaria hemorragica. Cette maladie se transmet selon le type dominant autosomique c’est-à-dire qu’il suffit que l’un des deux parents présente l’anomalie génétique pour que l’enfant ait la maladie. Elle débute dans le jeune âge et le patient en souffre toute sa vie. Le syndrome de Rendu-Osler-Weber se caractérise par des épistaxis à répétition, qui sont les seuls symptômes jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans. Puis apparaissent des lésions vasculaires de coloration rouge sur les lèvres et dans la cavité buccale au niveau des muqueuses (couche de cellules recouvrant l’intérieur de la bouche). Il s’agit d’angiomes à l’origine de nouvelles hémorragies. Des lésions peuvent se retrouver également au niveau du tractus gastro-intestinal (système digestif) et peuvent être à l’origine d’une hémorragie interne. Le foie et les poumons sont également susceptibles d’être atteints. Le laboratoire ne montre pas d’anomalies en ce qui concerne les analyses sanguines. Les hémorragies sont susceptibles, dans cette pathologie, d’entraîner des anémies sévères et persistantes, difficilement corrigées par l’administration de fer. Il est parfois utile d’avoir recours à une greffe réalisée avec un lambeau cutanée épais (greffe de peau) : il s’agit d’une dermoplastie de la cloison nasale susceptible de réduire les épisodes d’epistaxis et de corriger l’anémie.

Traitement
Le médecin effectuera un tamponnage de la partie postérieure (arrière) de la cavité nasale. Cette obstruction de la choane (un des deux orifices postérieurs des fosses nasales : cavité nasale qui fait communiquer le nez avec le pharynx) s’effectue en utilisant une mèche obtenue en pliant plusieurs fois des compresses serrées les unes contre les autres. Puis on y fixe un fil de soie solide dont l’une des extrémités est liée à un cathéter (fin tuyau) introduit à travers la cavité nasale du côté du saignement et qui ressort dans la bouche. Une fois le cathéter retiré, le tampon est placé derrière le voile du palais au niveau nasopharynx. Le deuxième fil descend au-dessous du voile, il est utilisé pour retirer la mèche.
En cas d’ingestion massive de sang, celles-ci doivent est éliminées rapidement par des lavements et des purgatifs. Il est nécessaire ensuite de stériliser le tube digestif à l’aide d’antibiotiques non absorbables (par exemple néomycine) et de prévenir la digestion de l’hémoglobine et l’absorption d’ammoniac.

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