Embolie pulmonaire : Examen médical

Examen médical 

Quand l'embolie est importante, les gaz du sang (c'est-à-dire la concentration en oxygène et en gaz carbonique dans le sang) sont modifiés (baisse sensible de la concentration oxygène).

L'électrocardiogramme ne montre pas de particularité, sauf en cas d'embolie massive.

La radiographie des poumons est spécifique. Elle ne peut être interprétée que par un spécialiste

La scintigraphie pulmonaire, qui consiste à suivre le cheminement dans les poumons, d'un produit (isotope) radioactif émetteur de rayons gamma, s'avère généralement normale et donne des résultats incertains. Néanmoins, elle permet de faciliter l'angiographie pulmonaire sélective, un des examens clés du diagnostic d'embolie pulmonaire avec le scanner hélicoïdal.

L'angiographie pulmonaire sélective, examen le plus spécifique pour établir un diagnostic définitif d'embolie pulmonaire et pour détecter des embolies aussi petites que 1 à 2 mm, s'obtient après injection d'un produit de contraste qui permet de visualiser la circulation artérielle au niveau des poumons, grâce à la radiographie. Son interprétation est particulièrement délicate et nécessite une grande expérience.

Le scanner spiralé avec injection de produit de contraste, nouvellement mis en œuvre, est un grand apport pour le diagnostic.

L'angioscanner pulmonaire supplante dorénavant, l'angiographie pulmonaire, et ceci pour plusieurs raisons :

  • En premier lieu l'angioscanner pulmonaire est moins invasif que l'angiographie. Néanmoins l'angiographie est utilisée quand l'angioscanner n'est pas techniquement satisfaisant, ou quand le l'appareil de scanographie est trop ancien, ne permettant pas l'analyse des branches de division des quatrième et cinquième ordres.
  • Enfin s'il est envisagé une embolectomie mécanique ou une thrombolyse in situ par cathétérisme, l'angioscanner est préférable.
  • L'échocardiographie permet de montrer  le retentissement sur le fonctionnement du ventricule droit.

Consultation médecin 

L'examen du malade montre à ce moment-là :

  • Une tension artérielle basse (hypotension artérielle).
  • Une tachycardie aux environs de 120 pulsations par minute.
  • L'auscultation du cœur fait entendre un bruit de galop de cheval.
  • L'auscultation des poumons révèle ce qu'on appelle un râle sous crépitant.

Analyses médicales 

Le dosage des D-dimères plasmatiques par la méthode ELISA (enzymes-linked immunosorbent assay), montre des taux supérieurs généralement à 500 nanogrammes par millilitre, c'est-à-dire chez à peu près 90 % des patients affectés d'une embolie pulmonaire.

Pour les spécialistes en hématologie et en pneumologie, ceci est le reflet de l'action de plasmine sur la fibrine, ce qui indique une thrombolyse endogène, alors que cliniquement on ne constate pas d'effet.

Ce dosage des dimères n'est pas spécifique. Autrement dit, il n'est pas nécessaire chez les patients hospitalisés, et est élevé en cas d'infarctus du myocarde entre autres, ainsi que de sepsis et dans la majorité des maladies systémiques.

Le dosage des dimères par la méthode ELISA, a plus une valeur prédictive négative élevée.

Autrement dit il peut être utilisé de façon à éliminer l'hypothèse d'une embolie pulmonaire.

Le dosage des gaz du sang, est au centre d'une polémique en pneumologie, en ce qui concerne l'embolie pulmonaire.

Les données de l'étude PIOPED (Prospective Investigation of pulmonary embolism diagnosis), montrent que les gaz du sang artériel, ne sont pas très utiles pour porter le diagnostic d'embolie pulmonaire.

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