Brûlure

Définition 

Lésion de la peau et des muqueuses (couche de cellules recouvrant l'intérieur des organes creux en contact avec l'air) due à la chaleur. Les causes de brûlures sont très nombreuses et peuvent être directement causées par les flammes (liste non exhaustive), être d'origine chimique (acide, fluor etc.), mécanique (frottement, érosion cutanée) ou électrique.

Généralités 

Parmi les tissus les plus souvent touchés, il faut citer en premier lieu la peau bien entendu, mais aussi, moins souvent, les muqueuses digestives (bouche, œsophage estomac).

Classification 

Selon la profondeur de la brûlure on distingue :

  • La brûlure du premier degré qui atteint l'épiderme (couche de cellules la plus superficielle de la peau) se manifestant par une rougeur quelquefois suivie d'une chute de peau (desquamation).
  • La brûlure du deuxième degré qui peut être superficielle avec atteinte de l'épiderme et d'une partie du derme c'est-à-dire la deuxième couche de la peau en partant de la superficie, elle épargne les îlots de membrane basale. Elle peut lésionner la couche profonde s'accompagnant alors d'une destruction de l'épiderme et de la totalité du derme. Le patient présente alors des phlyctènes (cloques) susceptibles d'être à l'origine de ce qu'on appelle un choc cardio-vasculaire avec une chute brutale de la tension artérielle et accélération du rythme cardiaque. Ceci s'explique par l'extravasation, c'est-à-dire la sortie de liquide à partir des vaisseaux vers les bulles et la peau. Par la suite, des complications à type de surinfection sont susceptibles de survenir. En effet, la brûlure entraîne une altération de la barrière cutanée, barrière de protection pour l'ensemble du corps.
  • La brûlure du troisième degré, appelée également carbonisation, détruit l'épiderme, le derme et l'hypoderme, c'est-à-dire la couche profonde de la peau. Ce type de brûlure est particulièrement profond et est susceptible d'entraîner une destruction des muscles, des tendons voire de l'os, entraînant la mort du patient. Cette variété de brûlure survient essentiellement chez les personnes âgées dont les sensations tactiles superficielles de la peau sont diminuées voire abolies. La brûlure du troisième degré est susceptible également de survenir chez les individus ayant perdu la sensibilité de la peau pour différentes raisons : à la suite d'une affection cutanée ou d'une infection systémique (perturbation du fonctionnement normal de l'ensemble de l'organisme) entre autres.

La gravité des brûlures dépend de l'étendue en pourcentage par rapport à la surface de l'ensemble du corps. On distingue (d'après le vade-mecum clinique de Fattorusso et Ritter, 16e édition)  :

  • Une brûlure faible quand la superficie est moins de 15 %
  • Une brûlure modérée quand la superficie se situe entre 15 et 49 %
  • Une brûlure étendue quand la superficie se situe entre 50 et 69 %
  • Une brûlure massive quand la superficie dépasse plus de 70 %

Chez l'adulte, l'évaluation de la surface corporelle brûlée se fait selon la règle des 9 :

  • Tête et cou = 9 %
  • Membres supérieurs = 9 %
  • Tronc antérieur = 2 x 9% = 18 %
  • Tronc postérieur = 2 X 9% = 18 %
  • Face antérieure d'un membre inférieur = 9 %
  • Organes génitaux externes = 1 %

La gravité des brûlures est également liée à l'âge de l'individu. Ainsi plus l'âge du brûlé est avancé, plus les risques de mort sont importants. La règle suivante permet de « quantifier » le risque : quand la somme de la surface brûlée et celle de l'âge du patient en années dépasse 100, le risque est maximal.

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