Intérêt de la prise en charge psychologique au cours du syndrome douloureux
Selon l'intensité et surtout la persistance de la douleur chez un patient, il est quelquefois nécessaire de proposer une prise en charge psychologique aux patients. Ceci est d'autant plus vrai au cours de certaines douleurs chroniques comme celles survenant dans la maladie cancéreuse ou dans la fibromyalgie.
La prise en charge psychologie de la douleur, chronique et peut-être même aiguë, par un psychologue, psychiatre ou par un spécialiste de la douleur ou un médecin s'intéressant la fibromyalgie par exemple, est non seulement souhaitable mais incontournable.
Cette prise en charge n'est pas toujours facile pour le patient. En effet, la démarche psychologique concernant la douleur n'est pas aisée car le patient a l'impression, quelquefois, de parler de sa douleur comme de quelque chose d'imaginaire.
Pourtant l'aide psychologique à la personne souffrante va permettre de mieux réagir face à une éventuelle dépression et de mieux supporter les douleurs chroniques. D'autre part la prise en charge de la composante psychologique de la douleur est très importante. Elle permet de briser avec l'aide du thérapeute le cercle virtueux : douleurs angoisse- angoissent douleur.
La douleur chronique s'accompagne, dans presque tous les cas, d'une réaction dépressive de la part du patient qui souffre de souffrir. Il est donc nécessaire pour le thérapeute de mieux comprendre les liens qui existent avec le vécu du patient confronté à sa douleur.
Pourtant, le patient ne sait pas toujours convenablement expliquer ou exprimer sa douleur. La description la plus précise possible d'une douleur doit être exigée de la part du médecin qui notera consciencieusement celle-ci de manière à pouvoir confronter ces données lors de consultations ultérieures.
Il est important d'insister sur le fait qu'il est nécessaire, de la part du patient, de décrire le plus précisément possible sa douleur, la localisation en montrant éventuellement du doigt le trajet de la douleur, le type c'est-à-dire à quoi est susceptible d'être comparée la douleur, s'il s'agit d'une pression, d'une brûlure, de décharges électriques, de picotement etc.
Le patient devra également s'attarder un instant sur l'évolution après avoir signalé avec précision dans quelles circonstances et à quel moment la douleur a débuté. Celle-ci est-elle survenue brutalement, progressivement, quelles sont les circonstances déclenchantes initiales. S'agit-il d'un effort, d'un traumatisme psychique, d'une perturbation affective, d'une contrariété, d'un décès etc.
L'interrogatoire en algoologie c'est-à-dire concernant la spécialisation médicale de la prise en charge de la douleur est très importane. En effet, il est nécessaire de répondre très précisément aux questions du médecin et de garder avec lui une confiance sereine (à condition que celui-ci s'intéresse à son patient et prenne le temps) qui devrait permettre à la longue de modifier la perception douloureuse et peut-être de l'accepter.