Douleur : comment l'évaluer ?

Des tests ont vu le jour, mais ils sont plus ou moins fiables car peu objectifs. Par exemple certains alcoologues, spécialiste de la douleur, utilisent une règle, l'algomètre, sur lequel glisse un curseur gradué allant de la simple perception de la douleur supportable, jusqu'a la douleur intolérable. En réalité et on s'est vite aperçu que suivant la personne le ressenti n'étant pas le même, le curseur ne correspondait pas véritablement à une douleur objectivable. D'autre part l'évaluation de la douleur, expose au risque de sous-estimation ou de méconnaissance. Donc, de moins en moins ces outils sont utilisés et l'on préfère de loin l'échange avec le patient en tentant du mieux possible de ressentir les caractères et l'intensité, de la douleur que ressent une personne.

Etant donné que certains patients ont des craintes à l'idée d'exprimer leurs douleurs, ce qui conduit quelquefois à refuser le traitement antalgique (antidouleur), l'identification des malades qui ont une douleur est peut-être le premier intérêt de l'évaluation de cette dernière. En effet, les fortes douleurs font souvent appel à l'utilisation de morphine, et quelquefois ce médicament antalgique donne au patient une mauvaise image qu'il refuse catégoriquement.
Autrefois, comme c'était en quelque sorte la règle dans le passé, la douleur est inévitable et ne devait pas être combattue. C'était le cas par exemple de l'accouchement qui ne devait se faire que dans la douleur.

Le patient a quelquefois une crainte, pas toujours légitime, de voir le médicament épuiser son effet antidouleur, par une sorte d'accoutumance de l'organisme. Certains patients désirent se responsabiliser, vis-à-vis d'un médicament qu'ils jugent peut-être trop puissant pour eux, ou à propos duquel ils ont peur d'éventuels effets secondaires ou de dépendance, quand il s'agit entre autres de morphine, ou de dérivés morphiniques (médicaments issus de la morphine).Enfin, pour terminer, certains malades n'ont pas l'intention de se montrer faible, vis-à-vis de la douleur, ou encore ne veulent pas alarmer leurs proches.

L'utilisation de l'algomètre apparaît comme artificielle au sein de la consultation et de l'échange entre le patient et son thérapeute. Il faudrait sans doute lui préférer un dialogue courtois mais franc qui prendrait le temps de bien analyser les tenants et les aboutissants du pourquoi de la douleur.Néanmoins, quelquefois sont utilisés des outils comme par exemple l'échelle verbale, qui se présente sous la forme de quatre à cinq catégories. Chacune de celles-ci correspondant à un adjectif qualifiant la douleur :

  • Absente.
  • Faible.
  • Modéré.
  • Intense.
  • Extrêmement intense.

Le patient doit entourer la catégorie caractérisant la douleur au moment de la consultation, c'est-à-dire de l'interrogation, moment ne correspondant pas forcément au maximum douloureux ressenti par le patient. Il doit également tenter de quantifier le plus précisément possible la douleur des huit derniers jours.

Une autre échelle, l'échelle numérique permet au patient de donner, pour les trois types de douleurs précédentes, une note de 0 à 10, ou éventuellement de 0 à 100.

  • 0 : douleur absente.
  • 10 : douleur maximale imaginable.

L'échelle visuelle analogiques (EVA) se présente sous la forme d'une ligne horizontale de 100 mm millimètres, qui est orientée de gauche à droite. Les deux extrémités de la ligne sont définie par la douleur absente, et la douleur maximale imaginable. Le patient doit tracer une croix, sur la ligne à l'endroit qui lui semble correspondre à sa douleur, pour les trois types de douleurs précédentes. Afin d'évaluer le soulagement d'une douleur, il est possible de mesurer la variante d'intensité en pourcentage (de zéro à 100 %), en comparaison à une douleur de référence ressentie auparavant.

Introduction: 
<p>L&#39;&eacute;valuation de la douleur est &agrave; la fois possible et impossible, dans la mesure o&ugrave; il s&#39;agit d&#39;un ph&eacute;nom&egrave;ne subjectif tr&egrave;s personnel et individuel, donc difficilement quantifiable, car peu communicable.</p>

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