(EN) En dépit des mises en garde lancées par les spécialistes de la santé pour mettre un frein aux relations sexuelles non protégées, les Canadiens continuent d'être vulnérables aux infections transmises sexuellement, comme la gonorrhée et la syphilis infectieuse.

 

Bien que la chlamydia soit l'infection transmise sexuellement la plus fréquemment déclarée au Canada, la gonorrhée connaît une augmentation constante depuis 1997, après une période de déclin. Ces dernières années, les taux de gonorrhée ont commencé à se stabiliser, mais de nombreux rapports sur la résistance aux antibiotiques et l'échec des traitements de la gonorrhée soulèvent des inquiétudes quant aux taux qui pourraient bientôt se remettre à grimper.

 

Selon l'Agence de la santé publique du Canada, la gonorrhée se classe actuellement au deuxième rang des infections bactériennes transmises sexuellement les plus souvent déclarées au Canada, et le nombre de cas a augmenté de 53 pour 100 entre 2001 et 2010, particulièrement dans le nord du pays. Les personnes de moins de 30 ans comptent pour plus de 70 pour 100 de tous les cas de gonorrhée recensés en 2010.

 

Les cas de syphilis infectieuse augmentent également, la maladie touchant plus fréquemment les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes. Bien que les taux les plus élevés au Canada soient recensés chez les hommes de 30 à 39 ans, les hausses récentes de cas observées parmi les hommes plus jeunes dont l'âge varie de 20 à 24 ans sont également préoccupantes.

 

Non traitées, les infections transmises sexuellement peuvent avoir chez les hommes comme les femmes de graves conséquences, notamment le syndrome inflammatoire pelvien, l'infertilité, l'arthrite ou certains types de cancer, et peuvent causer la cécité ou la pneumonie chez les nouveau-nés. Tous les Canadiens actifs sexuellement, jeunes et vieux, même ceux qui vivent une relation monogame, devraient demander de faire le test de dépistage des infections transmises sexuellement à leur médecin ou au centre de santé-sexualité de leur région.

 

En outre, même si vous prenez des précautions pour éviter les grossesses non désirées, n'oubliez pas de vous protéger contre les infections transmises sexuellement. Utilisez un préservatif pour les relations vaginales ou anales, et une digue dentaire pour les rapports bucco-génitaux. En fin de compte, il faut se rappeler que bien qu'il existe des moyens de réduire les risques, la seule façon d'être entièrement protégé contre les infections transmises sexuellement et les grossesses non désirées est de s'abstenir complètement d'avoir des rapports sexuels.

 

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